Un diagnostic qui change tout, mais pas tout espoir
Le diagnostic de Parkinson peut sembler dévastateur. Ce moment où le neurologue prononce ces mots marque souvent un tournant dans la vie d'une personne et de sa famille. Les questions se bousculent. Que va-t-il se passer? Vais-je perdre mon autonomie? Existe-t-il des options pour maintenir ma qualité de vie?
La maladie de Parkinson est effectivement une maladie neurodégénérative progressive qui affecte le mouvement. Elle se caractérise par des tremblements au repos, une rigidité musculaire, un ralentissement des mouvements (bradykinésie) et des difficultés avec la posture et la marche. Au Canada, environ 530 personnes sur 100 000 âgées de 40 ans et plus vivent avec le parkinsonisme (Santé Canada, 2022-2023). Chaque jour, 38 nouveaux Canadiens reçoivent ce diagnostic.
Mais voici ce que le diagnostic ne vous dit pas toujours. Bien que le Parkinson soit incurable, il n'est pas sans espoir. Des interventions non pharmacologiques basées sur les preuves peuvent améliorer significativement la qualité de vie, réduire les symptômes et maintenir l'autonomie fonctionnelle plus longtemps. La chiropratique, les exercices thérapeutiques et l'approche interdisciplinaire ne guérissent pas la maladie, mais elles transforment l'expérience de vivre avec elle.
Cet article explore le potentiel du suivi chiropratique et l'impact de l'interdisciplinarité pour les personnes vivant avec le Parkinson, en s'appuyant sur des études scientifiques récentes et des cas cliniques documentés.
1. Comprendre le Parkinson au Canada
Une prévalence croissante
Les chiffres canadiens les plus récents (Santé Canada, 2022-2023) révèlent l'ampleur du défi. En 2013-2014, environ 84 000 Canadiens âgés de 40 ans et plus vivaient avec le parkinsonisme, soit 0,4% de cette population (Santé Canada, 2014). En 2021, ce nombre avait atteint approximativement 153 000 (Centre for Brain Health, 2025).
Les projections pour l'avenir sont encore plus préoccupantes. Selon une étude publiée dans le BMJ et rapportée par le Centre for Brain Health de l'Université de la Colombie-Britannique, « en 2021, le nombre estimé de cas de Parkinson au Canada était d'environ 153 000. Ce chiffre devrait augmenter de 69%, atteignant 259 000 d'ici 2050 » (Centre for Brain Health, 2025).
« Le Canada devrait avoir l'un des taux de prévalence standardisés selon l'âge les plus élevés par 100 000 en 2050 » (Centre for Brain Health, 2025). Cette augmentation dramatique est attribuée au vieillissement de la population, à l'urbanisation, à l'industrialisation et aux changements de mode de vie.
Les caractéristiques démographiques
La maladie affecte davantage les hommes que les femmes. Les données canadiennes montrent que « près de 3 sur 5 sont des hommes » parmi ceux vivant avec le parkinsonisme (Santé Canada, 2022-2023). Plus spécifiquement, la prévalence standardisée selon l'âge était 1,5 fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes (0,5% vs 0,3%), et l'incidence était 1,7 fois plus élevée chez les hommes (67,8 par 100 000 vs 40,3 par 100 000) (Santé Canada, 2014).
L'âge est le facteur de risque le plus important. « Près de 8 personnes sur 10 sont diagnostiquées après l'âge de 65 ans » (Santé Canada, 2022-2023). La prévalence augmente de manière exponentielle avec l'âge. Chez les Canadiens âgés de 85 ans et plus comparé à ceux de 40-44 ans, la prévalence était 169 fois plus élevée (2,0% vs 0,01%), tandis que l'incidence était 48 fois plus élevée (171,5 par 100 000 vs 3,6 par 100 000) (Santé Canada, 2014).
Les symptômes au-delà du mouvement
Bien que le Parkinson soit principalement connu pour ses symptômes moteurs, les symptômes non-moteurs sont fréquents et peuvent être tout aussi débilitants. Une mise à jour publiée dans CMAJ (Willis et al., 2016), citée 213 fois, note que les symptômes non-moteurs incluent « la constipation, l'anosmie (perte de l'odorat), les troubles du sommeil, la dépression, l'anxiété, la fatigue, les troubles cognitifs et la douleur ».
La douleur musculosquelettique mérite une attention particulière. « La douleur musculaire ou l'arthralgie est un symptôme non-moteur courant dans le Parkinson » (Gong et al., 2021), citée 19 fois. Cette douleur est probablement attribuée à une combinaison de posture altérée, de rigidité musculaire, de mobilité articulaire réduite et de changements dégénératifs qui accompagnent le vieillissement.
2. Le potentiel du suivi chiropratique pour le Parkinson
Les bases théoriques
La chiropratique ne prétend pas traiter la neurodégénérescence sous-jacente du Parkinson. Cependant, elle peut adresser les composantes musculosquelettiques qui contribuent aux symptômes et à la diminution de la qualité de vie. Comme l'explique une étude, « bien que le Parkinson lui-même soit une maladie neurodégénérative incurable, la capacité fonctionnelle du système musculosquelettique peut être améliorée par différents types de thérapie manuelle, en améliorant la force musculaire, la mobilité articulaire et l'équilibre postural » (Gong et al., 2021).
Les mécanismes proposés incluent l'amélioration de la proprioception (la conscience du corps dans l'espace), l'optimisation de la mobilité articulaire, le relâchement des tensions musculaires et l'amélioration de l'alignement postural. Ces effets peuvent indirectement améliorer la démarche, réduire les chutes et diminuer la douleur.
Les preuves cliniques documentées
Plusieurs études de cas publiées dans des revues à comité de lecture documentent les bénéfices potentiels de la chiropratique pour les personnes vivant avec le Parkinson.
Une étude publiée dans PMC (Yun et al., 2022), citée 6 fois, présente le cas d'une patiente avec Parkinson idiopathique présentant des déformations du cou et de la main. « Après 9 mois de réhabilitation chiropratique multimodale, la patiente a eu une amélioration significative des symptômes, incluant une résolution de la douleur selon l'échelle numérique de cotation et une amélioration physique et mentale selon le questionnaire de maladie de Parkinson. Les mesures radiographiques ont montré un alignement postural et une stabilité significativement améliorés. La mesure du mouvement et des angles articulaires a montré une amélioration de la déformité de la main » (Yun et al., 2022).
Le traitement comprenait la stimulation électromagnétique sur les muscles hypertoniques, la manipulation spinale pour soulager les restrictions articulaires intervertébrales et synoviales, et la stimulation magnétique transcrânienne répétitive à haute fréquence.
Une autre étude de cas impressionnante (Gong et al., 2021), citée 19 fois, décrit un chauffeur de taxi de 59 ans avec Parkinson traité par lévodopa depuis 18 mois. Il se plaignait de douleurs lombaires progressives et de difficultés de marche qui l'empêchaient de ses activités normales. « Après 35 séances chiropratiques, il y a eu une amélioration significative de divers aspects du bien-être, incluant la résolution de la douleur mesurée par une échelle numérique de cotation, une amélioration physique et mentale mesurée par le Questionnaire de Maladie de Parkinson, une stabilité de la marche représentée par cyclogramme de marche, et un meilleur alignement postural et stabilité évalués par des paramètres radiographiques » (Gong et al., 2021).
Plus spécifiquement, « à 11 semaines après l'initiation du traitement, il y a eu une amélioration significative de divers aspects du bien-être, comme en témoigne la résolution complète de la douleur (intensité de 8/10 à 0/10 sur une échelle numérique de cotation), une diminution significative des scores du Questionnaire de Maladie de Parkinson de 70 à 10 » (Gong et al., 2021).
Un troisième cas (Carli et al., 2014), cité 7 fois dans PMC, impliquait un homme de 81 ans avec une histoire de 12 ans de Parkinson qui a cherché des soins chiropratiques. Après un protocole de traitement, des améliorations ont été notées dans plusieurs domaines.
Une étude pilote récente sur l'activité cérébrale
Une étude pilote randomisée croisée récente (Holt et al., 2024), citée 1 fois, a exploré les effets des ajustements spinaux chiropratiques sur l'électroencéphalographie (EEG) au repos et les potentiels évoqués somatosensoriels chez 14 adultes avec Alzheimer et 14 adultes avec Parkinson.
Les résultats préliminaires suggèrent que « l'ajustement spinal chiropratique a significativement réduit le pic N30 chez les individus avec Alzheimer de 15% (p = 0,027) ». De plus, « les résultats ont révélé une amélioration notable de la connectivité au sein du Réseau en Mode par Défaut (Default Mode Network, DMN) aux bandes de fréquence alpha, bêta et thêta parmi les individus subissant des ajustements chiropratiques » (Holt et al., 2024).
Bien que cette étude soit préliminaire et nécessite confirmation avec des échantillons plus grands, elle suggère que l'ajustement spinal chiropratique pourrait avoir des effets mesurables sur l'activité cérébrale dans les maladies neurodégénératives.
Les limites et les considérations
Il est crucial de noter que toutes ces études sont des cas cliniques ou des études pilotes avec de petits échantillons. Des essais contrôlés randomisés de plus grande envergure sont nécessaires pour établir définitivement l'efficacité de la chiropratique pour le Parkinson.
Comme le note Gong et al. (2021), « la durée réelle pour maintenir les résultats améliorés suite à un cours d'intervention manipulative reste à déterminer ». Les bénéfices observés peuvent nécessiter des soins continus pour être maintenus.
Néanmoins, étant donné la sécurité relative de la manipulation spinale chiropratique et le potentiel d'amélioration de la qualité de vie documenté dans ces cas, elle représente une option complémentaire raisonnable dans le cadre d'une approche de soins intégrée.
3. L'importance cruciale de l'exercice thérapeutique
Les preuves de l'efficacité
Si un seul message devait être retenu de cet article, ce serait celui-ci : l'exercice est essentiel pour toute personne vivant avec le Parkinson. Les preuves scientifiques de son efficacité sont massives et irréfutables.
Une revue systématique Cochrane (Ernst et al., 2023), citée 74 fois, représentant le plus haut niveau de preuve, a évalué l'efficacité de l'exercice physique pour les personnes avec Parkinson. « Nous avons trouvé des preuves d'effets bénéfiques sur la sévérité des signes moteurs et la qualité de vie pour la plupart des types d'exercice physique pour les personnes avec Parkinson incluses dans cette revue, mais peu de preuves de différences entre ces interventions » (Ernst et al., 2023).
Une revue systématique et méta-analyse chinoise (Sheng et al., 2020), citée 22 fois, a analysé 18 études impliquant 1 144 patients. « Les patients qui ont subi des thérapies par l'exercice ont montré des améliorations statistiquement significatives dans le UPDRS total, UPDRS II et III, l'Échelle d'Équilibre de Berg, la vitesse de marche préférée, et le Test Timed Up and Go comparé aux patients qui ont subi des thérapies sans exercice » (Sheng et al., 2020).
Le UPDRS (Unified Parkinson's Disease Rating Scale) est l'échelle d'évaluation standard pour mesurer la sévérité des symptômes du Parkinson. Des améliorations du UPDRS reflètent des bénéfices cliniquement significatifs.
L'exercice aérobie spécifiquement
Une méta-analyse récente (Liu et al., 2022), citée 23 fois, s'est concentrée spécifiquement sur l'exercice aérobie. « Les changements dans l'UPDRS-III démontrent les effets positifs de l'intervention aérobie, car l'UPDRS est considéré le standard d'or pour de telles analyses » (Liu et al., 2022).
L'analyse a trouvé que « tant l'exercice aérobie que l'entraînement en force ont amélioré les symptômes moteurs chez les patients Parkinson (l'UPDRS-III était 35 et 27,5%, respectivement), tandis que l'exercice aérobie était meilleur » (Liu et al., 2022).
Plus important encore, certaines études ont documenté des effets persistants même après l'arrêt de l'intervention. « Trois études ont rapporté des périodes de suivi de 6 semaines à 6 mois. Deux études ont montré que l'effet de l'exercice aérobie sur le PDQ-39 était seulement significativement différent au suivi (6 semaines et 2 mois, respectivement) comparé aux tests post-exercice. Une étude a rapporté des différences significatives dans l'UPDRS-III après 6 mois de suivi, suggérant un effet persistant de l'exercice aérobie sur les symptômes moteurs chez les patients Parkinson » (Liu et al., 2022).
L'importance de l'adhésion à long terme
Un défi majeur avec l'exercice est l'adhésion à long terme, particulièrement chez les personnes avec Parkinson qui peuvent aussi souffrir de dépression, ce qui réduit la motivation. Une étude innovante (Murray et al., 2015), citée 17 fois, a développé un programme d'exercice amélioré qui combinait exercice en groupe et psychoéducation en groupe.
Les résultats étaient encourageants. « Bien que les niveaux d'activité physique (IPAQ) étaient similaires parmi les deux groupes après l'intervention de 12 semaines, les individus dans le groupe d'exercice amélioré ont continué à être physiquement actifs après la conclusion des séances de groupe, et les participants assignés au groupe auto-guidé ont diminué leur activité » (Murray et al., 2015).
Plus spécifiquement, « le groupe d'exercice amélioré a montré une augmentation de 34% de l'activité physique de la semaine 12 à la semaine 24 (après la fin de l'intervention formelle) et le groupe auto-guidé a montré une réduction de 32% de l'activité » (Murray et al., 2015).
Ce qui est remarquable, c'est que cette différence s'est maintenue même après l'arrêt des séances supervisées, suggérant que l'approche combinant exercice et psychoéducation en groupe crée une motivation intrinsèque durable.
Le début précoce est crucial
Une étude randomisée contrôlée récente (Rawat et al., 2023), citée 8 fois, a évalué l'efficacité des exercices chez les personnes en stade précoce de Parkinson. Les résultats soulignent l'importance de commencer tôt.
« Du départ à 12 semaines, l'UPDRS III dans le groupe d'intervention a montré une réduction de 6,5 points (intervalle de confiance 95% : 4,85 à 8,14), et le groupe contrôle a montré une augmentation de 0,8 point (intervalle de confiance 95% : -3,06 à 1,46) » (Rawat et al., 2023).
L'étude conclut que « les exercices structurés améliorent les symptômes moteurs et la qualité de vie dans le Parkinson en stade précoce. L'adhésion constante pendant au moins 12 semaines est cruciale pour l'amélioration clinique. L'initiation précoce des exercices comme neuroréhabilitation est recommandée » (Rawat et al., 2023).
4. L'impact de l'approche interdisciplinaire
Pourquoi une seule discipline ne suffit pas
Le Parkinson est une maladie complexe avec de multiples facettes. Les symptômes moteurs nécessitent des interventions différentes que les symptômes non-moteurs. La douleur musculosquelettique, les problèmes posturaux, la faiblesse musculaire, les troubles de l'équilibre, la rigidité articulaire et la dépression nécessitent tous des expertises différentes.
Comme le note Yun et al. (2022), « il est critique de considérer l'implication potentielle d'une approche multidisciplinaire dans le Parkinson ». Aucune profession de santé ne possède toutes les compétences nécessaires pour adresser tous ces aspects.
Les composantes de l'approche intégrée
Une approche interdisciplinaire optimale pour le Parkinson pourrait inclure plusieurs professionnels travaillant en collaboration.
Le neurologue établit le diagnostic, prescrit les médicaments et surveille l'évolution de la maladie. Les médicaments comme la lévodopa restent le traitement standard pour gérer les symptômes moteurs.
Le chiropraticien évalue et traite les dysfonctions articulaires et les restrictions de mobilité, optimise l'alignement postural, et adresse la douleur musculosquelettique. Comme documenté dans les études de cas, la manipulation spinale peut améliorer la posture, réduire la douleur et potentiellement améliorer la stabilité de la marche.
Le kinésiologue ou le physiothérapeute prescrit et supervise les programmes d'exercices thérapeutiques adaptés aux capacités et limitations de la personne. Ils enseignent les exercices spécifiques pour maintenir la force, l'amplitude de mouvement, l'équilibre et la mobilité fonctionnelle. Comme démontré par les revues systématiques, ces exercices améliorent significativement les scores UPDRS et la qualité de vie.
Le psychologue ou le conseiller peut aider à gérer la dépression, l'anxiété et les défis psychologiques associés à vivre avec une maladie chronique progressive. Comme montré par Murray et al. (2015), la psychoéducation améliore l'adhésion aux programmes d'exercices.
L'ergothérapeute peut aider à adapter l'environnement domestique et enseigner des stratégies pour maintenir l'indépendance dans les activités de la vie quotidienne malgré les limitations croissantes.
La synergie de l'interdisciplinarité
Ce qui rend l'approche interdisciplinaire puissante n'est pas simplement l'addition de différentes interventions, mais leur synergie. La manipulation chiropratique peut améliorer la mobilité articulaire, ce qui permet à la personne de faire ses exercices avec une meilleure amplitude de mouvement. Les exercices renforcent les muscles et améliorent l'équilibre, ce qui réduit le risque de chutes et maintient les bénéfices obtenus par la manipulation. La psychoéducation améliore la motivation, ce qui augmente l'adhésion aux deux interventions.
Chez Spécifik Performance, cette philosophie d'interdisciplinarité est au cœur de notre approche. Notre équipe de chiropraticiens, physiothérapeutes et kinésiologues travaille en collaboration pour créer des plans de soins intégrés. Pour une personne vivant avec le Parkinson, cela pourrait signifier des séances de manipulation chiropratique hebdomadaires pour maintenir la mobilité articulaire et réduire la douleur, combinées à des séances d'exercices supervisés deux fois par semaine avec notre kinésiologue pour maintenir la force et l'équilibre, le tout coordonné pour maximiser les bénéfices et minimiser les obstacles.
Les conseils pratiques pour vivre mieux avec le Parkinson
Commencez les exercices le plus tôt possible : Comme démontré par Rawat et al. (2023), les exercices structurés en stade précoce produisent une réduction de 6,5 points sur l'UPDRS III après seulement 12 semaines. Plus vous commencez tôt, mieux c'est. Ne attendez pas que les symptômes s'aggravent. L'exercice en neuroréhabilitation précoce peut ralentir la progression des limitations fonctionnelles.
Choisissez des exercices que vous aimez : La revue Cochrane (Ernst et al., 2023) a trouvé peu de différences entre les types d'exercices. Ce qui importe est la régularité et l'adhésion à long terme. Que ce soit la marche, le vélo, la natation, le tai chi, la danse ou des exercices en salle, choisissez une activité que vous trouvez agréable et que vous continuerez à faire.
Rejoignez un groupe d'exercice si possible : L'étude de Murray et al. (2015) montre que l'exercice en groupe combiné à la psychoéducation produit une augmentation de 34% de l'activité physique qui persiste même après l'arrêt des séances formelles. Le soutien social et la structure d'un groupe améliorent la motivation et l'adhésion.
Adressez la douleur musculosquelettique : Ne acceptez pas la douleur comme une fatalité inévitable du Parkinson. Comme documenté par Gong et al. (2021) et Yun et al. (2022), la douleur musculosquelettique associée au Parkinson peut être significativement améliorée par des interventions appropriées comme la manipulation chiropratique. Une consultation avec un chiropraticien peut identifier les restrictions articulaires et les dysfonctions posturales qui contribuent à votre douleur.
Soyez constant pendant au moins 12 semaines : Rawat et al. (2023) note que « l'adhésion constante pendant au moins 12 semaines est cruciale pour l'amélioration clinique ». Les bénéfices de l'exercice et des interventions manuelles s'accumulent avec le temps. Ne abandonnez pas après quelques semaines si vous ne voyez pas de résultats dramatiques. Persistez.
Travaillez avec une équipe interdisciplinaire : Ne limitez pas vos soins à la seule gestion médicamenteuse. Comme souligné par Yun et al. (2022), l'approche multidisciplinaire est critique pour le Parkinson. Une équipe incluant neurologue, chiropraticien, kinésiologue, physiothérapeute et psychologue peut adresser les multiples facettes de la maladie de manière beaucoup plus complète qu'une seule profession.
Restez engagé socialement et mentalement : La dépression et l'isolement social sont fréquents dans le Parkinson et peuvent réduire la motivation à faire les interventions qui aident. Maintenez vos relations sociales, poursuivez des activités stimulantes mentalement, et cherchez du soutien psychologique si nécessaire. Votre santé mentale influence directement votre adhésion aux interventions physiques.
La conclusion : une maladie incurable, mais pas sans espoir
Le Parkinson est une maladie neurodégénérative progressive qui est, à ce jour, incurable. Cette réalité ne peut être édulcorée. Les 259 000 Canadiens projetés à vivre avec cette condition d'ici 2050 feront face à des défis significatifs. Les médicaments comme la lévodopa restent essentiels pour gérer les symptômes moteurs.
Mais incurable ne signifie pas immuable. Les preuves scientifiques documentées dans les revues à comité de lecture démontrent clairement que des interventions non pharmacologiques peuvent transformer l'expérience de vivre avec le Parkinson. Les études de cas de Gong et al. (2021) et Yun et al. (2022) montrent des améliorations dramatiques de la douleur, de la posture, de la déformité et de la qualité de vie suite à la réhabilitation chiropratique multimodale. Les revues systématiques de Ernst et al. (2023), Sheng et al. (2020) et Liu et al. (2022) établissent sans équivoque que l'exercice améliore les symptômes moteurs, l'équilibre, la démarche et la qualité de vie. L'étude de Murray et al. (2015) démontre que des programmes structurés combinant exercice et psychoéducation créent une motivation durable qui persiste au-delà de l'intervention formelle.
L'approche interdisciplinaire reconnaît que le Parkinson n'est pas simplement une maladie du système nerveux nécessitant des médicaments. C'est une condition qui affecte la mobilité articulaire, la force musculaire, l'équilibre postural, la santé mentale et la capacité fonctionnelle. Chacun de ces aspects peut être amélioré par des interventions spécifiques délivrées par des professionnels avec l'expertise appropriée travaillant en collaboration.
Chez Spécifik Performance Gatineau, nous comprenons que vivre avec le Parkinson nécessite plus qu'un ajustement de médication. Cela nécessite une équipe qui comprend les défis uniques que vous affrontez, qui possède les outils basés sur les preuves pour y répondre, et qui s'engage à marcher à vos côtés dans ce parcours. Parce que bien que nous ne puissions pas guérir le Parkinson, nous pouvons certainement améliorer comment vous vivez avec lui, préserver votre autonomie plus longtemps, réduire votre douleur, stabiliser votre posture, renforcer votre corps et ultimement vous donner ce que le diagnostic initial peut sembler enlever : l'espoir d'une vie qui vaut la peine d'être vécue malgré la maladie.
Les questions FAQ
Q : Le Parkinson peut-il être guéri?
R : Non, la maladie de Parkinson est actuellement incurable. C'est une maladie neurodégénérative progressive caractérisée par la perte de neurones dopaminergiques dans la substance noire du cerveau. Selon Willis et al. (2016), citée 213 fois, il n'existe pas de traitement curatif. Cependant, les symptômes peuvent être significativement gérés par une combinaison de médicaments (principalement la lévodopa), d'exercices thérapeutiques et d'interventions complémentaires comme la chiropratique. L'objectif est de maintenir la qualité de vie et l'autonomie fonctionnelle le plus longtemps possible.
Q : À quelle vitesse le Parkinson progresse-t-il?
R : La progression varie considérablement d'une personne à l'autre. Certaines personnes maintiennent une bonne fonction pendant de nombreuses années, tandis que d'autres progressent plus rapidement. L'échelle de Hoehn et Yahr classe la sévérité du Parkinson en 5 stades, du stade 1 (symptômes unilatéraux légers) au stade 5 (confinement au lit ou au fauteuil roulant). Des facteurs comme l'âge au diagnostic, le type de symptômes prédominants, la réponse aux médicaments et l'adhésion aux interventions non pharmacologiques comme l'exercice peuvent influencer la vitesse de progression. C'est pourquoi l'initiation précoce des exercices est cruciale selon Rawat et al. (2023).
Q : Combien de temps après le début des soins chiropratiques vais-je voir des améliorations?
R : Les délais varient selon les individus et la sévérité des symptômes. Dans l'étude de cas de Gong et al. (2021), le patient a eu une résolution complète de la douleur et des améliorations significatives après 35 séances sur 11 semaines. Dans l'étude de Yun et al. (2022), les améliorations ont été documentées après 9 mois de réhabilitation multimodale. Il est important de comprendre que la chiropratique ne traite pas la maladie neurologique sous-jacente mais adresse les composantes musculosquelettiques. Les bénéfices pour la douleur peuvent survenir relativement rapidement, tandis que les améliorations posturales et de déformité nécessitent plus de temps. Des attentes réalistes et de la patience sont essentielles.
Q : Puis-je faire de l'exercice seul ou ai-je besoin de supervision?
R : Bien que tout exercice soit meilleur qu'aucun exercice, les preuves suggèrent que la supervision améliore les résultats et l'adhésion. L'étude de Murray et al. (2015) montre que le groupe avec exercice supervisé et psychoéducation a augmenté son activité physique de 34% après l'intervention, tandis que le groupe auto-guidé l'a diminué de 32%. La supervision par un kinésiologue ou physiothérapeute assure que vous faites les exercices correctement, avec l'intensité appropriée, et de manière sécuritaire. Ils peuvent aussi adapter le programme selon vos progrès ou limitations. Idéalement, commencez avec supervision puis graduellement intégrez des exercices à domicile une fois que vous maîtrisez la technique.
Q : Les soins chiropratiques sont-ils sécuritaires pour les personnes avec Parkinson?
R : Oui, lorsque fournis par un chiropraticien qualifié qui comprend la maladie de Parkinson. Les études de cas publiées (Gong et al., 2021; Yun et al., 2022; Carli et al., 2014) n'ont rapporté aucun événement indésirable sérieux associé aux soins chiropratiques chez les patients Parkinson. Cependant, certaines précautions sont importantes. Le chiropraticien doit être informé de tous vos médicaments, car certains (comme les anticoagulants) peuvent nécessiter des modifications de technique. Les personnes avec ostéoporose sévère ou fractures antérieures nécessitent une approche plus douce. Une évaluation complète avant le traitement identifie les contre-indications potentielles. Au Québec, tous les chiropraticiens sont membres de l'OCQ et formés pour identifier ces situations.
Q : Mon neurologue devrait-il être informé que je reçois des soins chiropratiques?
R : Absolument oui. Une communication ouverte entre tous vos professionnels de santé est essentielle pour des soins optimaux. Votre neurologue devrait être informé de toutes vos interventions complémentaires. De même, votre chiropraticien devrait connaître vos médicaments et avoir accès à vos rapports neurologiques pertinents. Cette collaboration interdisciplinaire assure que tous travaillent vers les mêmes objectifs et évite les interventions conflictuelles. Chez Spécifik Performance, nous encourageons et facilitons activement cette communication avec les autres professionnels impliqués dans vos soins.
Les références
Carli, G., et al. (2014). Chiropractic management of an 81-year-old man with Parkinson disease. Journal of Chiropractic Medicine, 13(2), 116-120. PMC4322011. DOI: 10.1016/j.jcm.2014.06.006
Centre for Brain Health, University of British Columbia. (2025). Cases of Parkinson's disease in Canada set to rise 69% by 2050. Récupéré de https://www.centreforbrainhealth.ca
Ernst, M., et al. (2023). Physical exercise for people with Parkinson's disease: A systematic review and network meta-analysis. Cochrane Database of Systematic Reviews, 1, CD013856. DOI: 10.1002/14651858.CD013856.pub2
Gong, W., et al. (2021). Chiropractic care for low back pain, gait and posture in a patient with Parkinson's disease: A case report and brief review. Annals of Clinical Case Reports, 6, 1995. PMC8572672. DOI: 10.29011/2574-7754.101995
Holt, K., et al. (2024). The effects of chiropractic spinal adjustment on EEG in adults with Alzheimer's and Parkinson's disease: A pilot randomised cross-over trial. Journal of Integrative Neuroscience, 23(5), 98. DOI: 10.31083/j.jin2305098
Liu, H. H., et al. (2022). A systematic review and meta-analysis on effects of aerobic exercise on balance, gait, motor function, and the Activities of Daily Living in patients with Parkinson's disease. Frontiers in Aging Neuroscience, 14, 945841. PMC9622812. DOI: 10.3389/fnagi.2022.945841
Murray, D. K., et al. (2015). Enhanced exercise therapy in Parkinson's disease: A comparative effectiveness trial. Journal of Science and Medicine in Sport, 19(1), 12-17. PMC4529399. DOI: 10.1016/j.jsams.2014.12.001
Rawat, P., et al. (2023). Efficacy of exercises in early-stage Parkinson's disease (PARK-in-SHAPE study): A randomised controlled trial. BMJ Open, 13(11), e072325. PMC10649382. DOI: 10.1136/bmjopen-2023-072325
Santé Canada. (2014). Parkinsonism in Canada, including Parkinson's disease. Agence de la santé publique du Canada. Récupéré de https://www.canada.ca
Santé Canada. (2022-2023). Parkinsonism in Canada, including Parkinson disease: Data blog. Récupéré de https://health-infobase.canada.ca
Sheng, P., et al. (2020). Exercise therapies for Parkinson's disease: A systematic review and meta-analysis. Journal of Clinical Medicine, 9(9), 2841. PMC7495242. DOI: 10.3390/jcm9092841
Willis, A. W., et al. (2016). An update on the diagnosis and treatment of Parkinson disease. CMAJ, 188(16), 1157-1165. PMC5088077. DOI: 10.1503/cmaj.151179
Yun, H., et al. (2022). Chiropractic care of Parkinson's disease and deformity. Cureus, 14(6), e25924. PMC9262267. DOI: 10.7759/cureus.25924
Avertissement : Cet article présente des informations générales sur la maladie de Parkinson et les approches complémentaires basées sur la recherche scientifique peer-reviewed. Il ne constitue pas un avis médical personnalisé ni un diagnostic. La maladie de Parkinson est une condition médicale sérieuse qui nécessite un suivi médical par un neurologue. Les soins chiropratiques et les exercices thérapeutiques décrits dans cet article sont des interventions complémentaires qui ne remplacent pas le traitement médical standard. Ils peuvent améliorer certains aspects de la qualité de vie mais ne guérissent pas la maladie sous-jacente. Les résultats présentés dans les études de cas individuelles peuvent ne pas être représentatifs de tous les patients. Consultez toujours votre neurologue et votre équipe médicale avant de débuter toute nouvelle intervention. Les personnes prenant des anticoagulants, ayant de l'ostéoporose sévère ou d'autres conditions particulières doivent discuter des risques potentiels avec leurs professionnels de santé.