Au Canada, les commotions cérébrales constituent la forme la plus courante de lésion cérébrale. En 2022, environ 35 000 enfants et jeunes de 5 à 19 ans et plus de 65 000 adultes de 20 ans et plus ont reçu un diagnostic de commotion cérébrale dans les salles d'urgence (Gouvernement du Canada, 2024). Ces chiffres ne représentent que la pointe de l'iceberg, puisqu'on estime que jusqu'à 50% des commotions ne sont jamais diagnostiquées ni rapportées (Centre Chiromédic, 2024).

Les commotions cérébrales représentent 80 à 95% des traumatismes crâniens (Santé Canada, 2024), et bien que la majorité des personnes se rétablissent complètement, une compréhension approfondie de cette blessure invisible demeure essentielle pour optimiser la récupération et prévenir les complications à long terme.

Une commotion cérébrale n'est pas une blessure à prendre à la légère. Chaque cerveau mérite la meilleure chance de guérir complètement.

1. Comprendre les commotions cérébrales : plus qu'un simple coup à la tête

Une commotion cérébrale se définit comme une perturbation transitoire des fonctions cérébrales reliée à un traumatisme (Public Health Ontario, 2025). Contrairement à ce que plusieurs croient, elle ne nécessite pas nécessairement une perte de conscience. En réalité, moins de 10% des commotions cérébrales impliquent une perte de conscience.

Cette blessure survient généralement suite à un coup direct à la tête, mais peut également résulter d'un mouvement violent de la tête ou d'une autre partie du corps entraînant un mouvement rapide du cerveau dans la boîte crânienne. Pensez à une gelée dans un contenant. Quand vous secouez le contenant brusquement, la gelée heurte les parois. C'est exactement ce qui arrive à votre cerveau lors d'une commotion.

Au niveau physiologique, une commotion cause un déséquilibre biochimique cérébral, une diminution du flux sanguin ainsi qu'un déficit énergétique temporaire des cellules du cerveau (Centre Chiromédic, 2024). Cette cascade d'événements neurochimiques explique pourquoi les symptômes peuvent être si variés et pourquoi le repos initial est crucial. Le cerveau manque littéralement d'énergie pour fonctionner normalement et nécessite du temps pour rétablir son équilibre.

Environ 1,6% des Canadiens âgés de 12 ans ou plus ont déclaré avoir subi une ou plusieurs commotions cérébrales en 2019 (Statistique Canada, 2023). Les jeunes de 10 à 14 ans présentent les taux combinés les plus élevés, suivis des jeunes de 15 à 19 ans (Public Health Ontario, 2025). Les chutes et les collisions impliquant un véhicule motorisé demeurent les principales causes, bien que les commotions liées aux sports constituent également une proportion importante des cas, particulièrement chez les jeunes athlètes.

2. Les impacts immédiats et à long terme des commotions cérébrales

Les symptômes d'une commotion cérébrale affectent quatre dimensions principales : physique, cognitive, émotionnelle et comportementale. Cette diversité symptomatique rend chaque commotion unique, nécessitant une approche individualisée.

Sur le plan physique, les personnes commotionnées rapportent typiquement des maux de tête (le symptôme le plus fréquent), des étourdissements, des nausées, une sensibilité à la lumière et au bruit, des troubles d'équilibre et une fatigue marquée. Ces symptômes peuvent apparaître immédiatement après l'impact ou se manifester progressivement dans les 24 à 72 heures suivantes, ce qui explique pourquoi une surveillance attentive durant les premiers jours demeure essentielle.

Sur le plan cognitif, la commotion entraîne fréquemment une confusion, des problèmes de mémoire (particulièrement concernant les événements entourant le traumatisme), des difficultés de concentration, un ralentissement du traitement de l'information et ce que les patients décrivent comme un "brouillard mental" ou "brain fog". Cette lenteur de traitement constitue l'un des symptômes les plus frustrants et invalidants. Le cerveau nécessite beaucoup plus de temps et d'énergie pour accomplir des tâches qui semblaient auparavant simples (NeuronUP, 2025).

Sur le plan émotionnel et comportemental, on observe souvent une irritabilité accrue, de l'anxiété, des changements d'humeur, une sensibilité émotionnelle inhabituelle, de l'insomnie ou des troubles du sommeil et parfois des symptômes dépressifs. Ces manifestations psychologiques ne sont pas "dans la tête" de la personne, elles résultent directement des perturbations neurochimiques causées par la commotion.

Les impacts à long terme préoccupent particulièrement les professionnels de la santé. Environ 15% des personnes développent un syndrome post commotionnel où les symptômes persistent au delà de 4 semaines (North Oak Chiropractic, 2022). Dans certains cas, ces symptômes peuvent durer des mois voire des années, compromettant significativement la qualité de vie, la capacité de travailler, d'étudier et de participer aux activités sociales.

Le risque de subir une deuxième commotion augmente significativement après une première, particulièrement si la personne reprend ses activités avant que le cerveau ne soit complètement guéri. Le syndrome du deuxième impact, bien que rare, peut avoir des conséquences catastrophiques. Une deuxième commotion subie avant la guérison complète de la première peut provoquer un gonflement rapide et incontrôlable du cerveau, entraînant des séquelles permanentes ou même la mort. C'est pourquoi le respect du protocole de retour progressif aux activités n'est pas négociable.

3. Les temps de guérison : comprendre la variabilité et les facteurs influents

La question que tous les patients posent : "Combien de temps avant que je me sente mieux?" La réponse, bien que frustrante dans son manque de précision, reflète la réalité complexe de cette blessure.

La plupart des commotions cérébrales, soit 80 à 90%, se résorbent dans un délai de 7 à 10 jours (New Brunswick Trauma Program, 2024). Pour certaines personnes, les symptômes commencent à s'améliorer dès la première semaine et se résorbent complètement en 2 à 4 semaines (Revive Physiotherapy, 2024). Chez les adultes, le délai de récupération typique se situe entre 10 et 14 jours, tandis que les adolescents peuvent nécessiter jusqu'à 4 semaines (Germann et al., 2020).

Cependant, 10 à 15% des cas présentent des symptômes persistants au delà de 10 jours (New Brunswick Trauma Program, 2024). Ces patients nécessitent une prise en charge multidisciplinaire par des professionnels de soins de santé expérimentés dans la gestion de commotions cérébrales persistantes (New Brunswick Trauma Program, 2024).

Plusieurs facteurs modificatifs influencent le délai de rétablissement. L'âge joue un rôle majeur. Les personnes de moins de 18 ans tendent à avoir des périodes de récupération plus longues que les adultes. Les antécédents de commotions augmentent également le risque de symptômes prolongés, chaque commotion subséquente tendant à prolonger le temps de guérison et à intensifier les symptômes.

Les conditions de santé préexistantes modifient aussi la trajectoire de récupération. Les personnes souffrant de migraines, de dépression, d'anxiété ou d'autres troubles mentaux, ainsi que celles prenant des anticoagulants ou des drogues psychoactives, présentent des risques accrus de complications et de symptômes prolongés (New Brunswick Trauma Program, 2024). Le contexte psychosocial compte également. Les personnes avec un bon réseau de soutien, en bonne santé physique et psychologique, et celles provenant de milieux socioéconomiques favorables semblent récupérer plus favorablement (AQNP, 2025).

La prise en charge précoce influence dramatiquement les résultats. Les délais de guérison sont significativement affectés par la rapidité du diagnostic et par la qualité de la réadaptation (Nostos Rehabilitation, 2023). Un athlète qui ne mentionne pas immédiatement ses symptômes et qui continue à jouer aura 2,2 fois plus de chance de voir son temps de récupération s'allonger (Breton et al., 2016). Cette statistique souligne l'importance cruciale de retirer immédiatement une personne de toute activité dès la suspicion d'une commotion.

4. L'approche interdisciplinaire : la clé d'une récupération optimale

Les normes contemporaines de traitement des commotions cérébrales s'articulent autour de trois piliers : le diagnostic précoce et l'éducation, les consignes et le suivi continu, et le traitement par une équipe interdisciplinaire spécialisée (PEDSCONCUSSION, 2024).

L'expertise chiropratique dans les commotions cérébrales est maintenant reconnue. Les chiropraticiens possèdent la formation clinique nécessaire pour évaluer, diagnostiquer et gérer les traumatismes craniocérébraux légers incluant les commotions cérébrales (Association chiropratique canadienne, 2022). Leur approche se concentre particulièrement sur les dysfonctions cervicales et vestibulaires qui accompagnent fréquemment les commotions.

Une commotion cérébrale s'accompagne souvent de blessures cervicales concomitantes, puisque les forces qui causent la commotion affectent également le cou. Les chiropraticiens utilisent des techniques manuelles douces pour rétablir la mobilité cervicale, normaliser la proprioception et réduire les tensions musculaires qui contribuent aux maux de tête post commotionnels. En réalignant la colonne cervicale et en optimisant la fonction neurologique, les soins chiropratiques peuvent alléger les maux de tête, améliorer l'équilibre et accélérer la récupération globale (TS Health, 2024).

Les physiothérapeutes apportent une expertise complémentaire essentielle. Ils sont formés pour évaluer et traiter les troubles vestibulaires (étourdissements, vertiges, problèmes d'équilibre) et visuels qui surviennent fréquemment après une commotion. La rééducation vestibulaire et visuelle constitue une composante cruciale du traitement, particulièrement pour les patients présentant des symptômes persistants. Les physiothérapeutes guident également le retour progressif à l'activité physique par des exercices supervisés et adaptés (Kinatex, 2025).

Les kinésiologues jouent un rôle pivot dans la réintégration de l'exercice cardiovasculaire. L'exercice physique à des fins thérapeutiques peut diminuer significativement les symptômes post commotionnels chez des enfants ainsi que des adultes athlètes ou non athlètes (Institut Commotions, 2020). Cette intervention améliore le débit sanguin cérébral, augmente l'oxygénation du cerveau et rééquilibre le fonctionnement du système nerveux central (Institut Commotions, 2020). Le programme de réadaptation doit être étroitement encadré par un professionnel ayant une expertise dans les sciences de l'activité physique et des commotions cérébrales pour assurer une progression sécuritaire sous le seuil de déclenchement des symptômes.

L'approche véritablement interdisciplinaire intègre ces trois expertises de façon coordonnée. Plutôt que de recevoir des soins fragmentés de professionnels indépendants, les patients bénéficient d'une équipe qui communique constamment, ajuste le plan de traitement en temps réel et assure une progression cohérente. Cette collaboration génère des résultats supérieurs aux interventions isolées, réduisant la durée des symptômes et le risque de complications à long terme.

5. Le protocole de récupération en phases : modération et progression graduée

La récupération d'une commotion cérébrale suit un protocole structuré en phases, chacune ayant des objectifs spécifiques et des critères de progression clairs. La modération constitue le principe directeur à chaque étape.

Phase 1 : Repos relatif immédiat (24 à 48 heures)

Contrairement aux recommandations d'il y a 15 ans qui prônaient un repos complet et prolongé dans une chambre noire, la science moderne favorise maintenant un repos relatif de courte durée. Une période initiale d'effort physique et mental minimal de 24 à 48 heures est recommandée (New Brunswick Trauma Program, 2024).

Durant cette phase, le repos signifie dormir, méditer, faire de la pleine conscience ou des exercices de respiration, écouter de la musique calme, se reposer dans le bain, prendre de courtes promenades lentes (Balance and Dizziness, 2024). Le repos n'inclut PAS regarder la télévision, lire longuement, utiliser un ordinateur ou un téléphone portable, aller au centre commercial ou au cinéma, conduire ou faire de l'exercice vigoureux.

Un repos trop prolongé nuit à la récupération. Une étude publiée dans Pediatrics en 2015 a comparé le repos complet pendant 5 jours versus 2 jours avec reprise progressive des activités. Le groupe de 5 jours rapportait plus de symptômes dans la vie quotidienne que celui de 2 jours (Clinique Axone, 2024). Cette découverte a révolutionné la prise en charge des commotions.

Phase 2 : Réintroduction progressive des activités (à partir de 48 heures)

Après la période de repos relatif initial, il est recommandé de reprendre graduellement et progressivement les activités physiques et cognitives en veillant à demeurer sous le seuil d'apparition des symptômes (Clinique Axone, 2024). Le principe clé : défier légèrement le seuil sans le dépasser.

Défier le seuil signifie permettre aux symptômes d'augmenter légèrement dans l'ensemble, mais s'assurer que les symptômes reviennent au niveau de base dans les 30 minutes à une heure de repos (Balance and Dizziness, 2024). Si les symptômes restent élevés après cette période de repos, vous êtes probablement allé trop loin et devez ralentir la progression.

La reprise des activités cognitives inclut lire pendant de courtes périodes (10 à 15 minutes initialement), utiliser l'ordinateur brièvement, avoir des conversations simples, retourner au travail ou à l'école à temps partiel ou avec accommodements. La reprise de l'activité physique commence par des travaux ménagers légers, de courtes promenades, puis progresse graduellement vers des activités plus vigoureuses.

Phase 3 : Exercice cardiovasculaire sous maximal supervisé

Une fois que le patient tolère bien les activités de la vie quotidienne, l'introduction d'exercice cardiovasculaire sous maximal et progressif devient centrale. Une étude de l'Université de Toronto parue en 2018 démontre que plus nous retardons le début de l'activité aérobique, moins la trajectoire de réadaptation est favorable (PhysioExtra, 2025). L'activité aérobique devrait être introduite graduellement dès la première semaine suivant une commotion cérébrale pour permettre un retour au sport et au travail plus rapide (PhysioExtra, 2025).

L'objectif : remettre le système nerveux en action afin de favoriser un retour à l'équilibre des systèmes, permettant ainsi de diminuer les symptômes de fatigue, de sensation de brouillard mental et d'intolérance à l'exercice (PhysioExtra, 2025). Les kinésiologues utilisent souvent le Buffalo Concussion Treadmill Test pour déterminer le seuil d'exercice optimal de chaque patient.

Phase 4 : Retour progressif aux activités spécifiques

Une fois asymptomatique au repos et durant les activités de la vie quotidienne, le patient peut commencer un protocole de retour progressif au sport, au travail ou à l'école selon des étapes bien définies. Chaque étape dure minimalement 24 heures. Si des symptômes réapparaissent, le patient retourne à l'étape précédente et attend 24 heures supplémentaires avant de réessayer la progression.

La patience durant cette phase prévient les rechutes et le syndrome post commotionnel. Plusieurs personnes commettent l'erreur de reprendre trop rapidement leurs activités complètes dès qu'elles se sentent mieux, compromettant ainsi leur récupération à long terme.

6. L'approche Spécifik Performance : intégration et excellence

Chez Spécifik Performance Gatineau, nous comprenons que chaque commotion cérébrale est unique et mérite une prise en charge personnalisée basée sur les meilleures pratiques cliniques. Notre approche interdisciplinaire intègre chiropraticiens, kinésiologues et physiothérapeutes sous un même toit, créant une synergie exceptionnelle pour nos patients.

Évaluation initiale complète et précoce. Idéalement dans les 24 à 48 heures suivant l'impact, notre équipe effectue une évaluation détaillée incluant l'anamnèse, l'évaluation neurologique (pour éliminer les drapeaux rouges nécessitant une intervention médicale urgente), l'évaluation cervicale et vestibulaire, ainsi que les tests de base pour établir un point de référence. Cette évaluation précoce permet d'identifier les facteurs de risque de symptômes prolongés et d'orienter le plan de traitement dès le départ.

Plan de traitement coordonné et adaptatif. Nos professionnels collaborent quotidiennement pour ajuster le plan selon l'évolution des symptômes. Le chiropraticien adresse les dysfonctions cervicales et les maux de tête. Le physiothérapeute travaille sur la rééducation vestibulaire et visuelle. Le kinésiologue supervise la réintroduction progressive de l'exercice cardiovasculaire. Cette coordination élimine les messages contradictoires et assure une progression cohérente.

Suivi continu et éducation. Nous accompagnons nos patients à chaque étape, les encadrant quotidiennement sur leur évolution et les guidant dans leurs décisions concernant le retour aux activités de la vie quotidienne, au travail, à l'école et au sport. L'éducation constitue une composante essentielle. Plus le patient comprend ce qui se passe dans son cerveau et pourquoi certaines restrictions sont nécessaires, plus il adhère au protocole et meilleurs sont les résultats.

Approche holistique incluant la santé globale. Nous fournissons des recommandations nutritionnelles pour réduire l'inflammation cérébrale et soutenir la formation de nouvelles connexions neuronales, des conseils sur l'hygiène du sommeil (crucial pour la récupération cérébrale), des techniques de gestion du stress et des stratégies pour optimiser l'environnement de récupération. Cette approche holistique reconnaît que la guérison du cerveau nécessite plus que simplement traiter les symptômes isolément.

7. Prévenir les commotions et protéger votre cerveau

Bien que nous ne puissions éliminer complètement le risque de commotion, plusieurs stratégies peuvent réduire significativement la probabilité et la sévérité.

Pour les athlètes et les sportifs, le port d'équipement de protection approprié demeure fondamental. Casques bien ajustés au hockey, au football, au vélo et au ski, protège dents au basketball et au hockey, et respect des règlements concernant les contacts physiques. L'entraînement du cou pour renforcer les muscles cervicaux peut également réduire les forces transmises au cerveau lors d'impacts.

Pour tous, la prévention des chutes constitue une priorité. Gardez les escaliers bien éclairés, éliminez les tapis glissants, installez des barres d'appui dans la salle de bain pour les personnes âgées, portez des chaussures appropriées avec bonne traction. En voiture, attachez toujours votre ceinture de sécurité et assurez vous que les enfants utilisent des sièges d'auto adaptés à leur âge et leur poids.

L'éducation sur la reconnaissance des symptômes permet une intervention précoce. Si vous ou quelqu'un dans votre entourage subit un coup à la tête, surveillez attentivement les symptômes durant les 72 premières heures. En cas de doute, consultez. Il vaut toujours mieux pécher par excès de prudence que de manquer une commotion qui pourrait avoir des conséquences à long terme si elle n'est pas prise en charge adéquatement.

Conseils pratiques pour optimiser votre récupération

Durant les 48 premières heures critiques :

  • Dormez autant que votre corps le demande, le sommeil constitue le meilleur médicament pour le cerveau

  • Évitez totalement les écrans (téléphone, ordinateur, télévision), ces stimulations visuelles stressent le cerveau commotion né

  • Restez dans un environnement calme et peu stimulant, limitez le bruit et la lumière vive

  • Hydratez vous abondamment et privilégiez une alimentation anti inflammatoire riche en oméga 3, magnésium L-thréonate et vitamine C.

  • Ne restez pas complètement au lit, de courtes promenades lentes sont bénéfiques

Durant la phase de réintroduction progressive (après 48 heures) :

  • Écoutez votre corps, si une activité augmente vos symptômes de façon prolongée, reculez d'un cran

  • Planifiez vos journées stratégiquement en alternant périodes d'activité et de repos

  • Commencez par des tâches simples avant de progresser vers des activités plus exigeantes cognitivement

  • Communiquez ouvertement avec votre employeur ou votre école concernant vos besoins d'accommodements temporaires

  • Tenez un journal de vos symptômes pour identifier les patterns et partager l'information avec vos professionnels

Pour le retour au sport ou aux activités à risque :

  • Ne précipitez jamais votre retour, la patience durant cette phase prévient des complications majeures

  • Suivez rigoureusement le protocole de retour progressif même si vous vous sentez complètement mieux

  • Attendez l'approbation d'un professionnel de la santé spécialisé en commotions avant de reprendre les sports de contact

  • Informez vos entraîneurs et coéquipiers de votre situation pour qu'ils puissent vous surveiller

  • Soyez honnête avec vous même et les autres si des symptômes réapparaissent

Signes nécessitant une consultation médicale urgente :

  • Maux de tête qui s'aggravent progressivement plutôt que de s'améliorer

  • Vomissements répétés

  • Somnolence extrême ou difficulté à rester éveillé

  • Confusion ou comportement inhabituel qui s'aggrave

  • Faiblesse ou engourdissement dans les bras ou les jambes

  • Convulsions

  • Pupilles de taille inégale

  • Perte de conscience (même brève)

Ces signes peuvent indiquer une complication plus sérieuse comme un saignement intracrânien et nécessitent une évaluation médicale immédiate à l'urgence.

Conclusion : votre cerveau mérite le meilleur soin possible

Les commotions cérébrales affectent des centaines de milliers de Canadiens chaque année. Bien que 80 à 90% des personnes se rétablissent complètement en 7 à 10 jours (New Brunswick Trauma Program, 2024), cette statistique ne doit pas minimiser la gravité de cette blessure invisible. Chaque commotion modifie temporairement la chimie et le fonctionnement de votre cerveau. Chaque commotion mérite d'être prise au sérieux.

Les connaissances scientifiques sur les commotions cérébrales ont évolué dramatiquement au cours des dernières années. Nous savons maintenant qu'un repos bref et relatif suivi d'une réintroduction progressive des activités génère de meilleurs résultats qu'un repos prolongé complet. Nous comprenons que l'exercice cardiovasculaire sous maximal supervisé accélère la récupération plutôt que de la compromettre. Nous reconnaissons que l'approche interdisciplinaire intégrant chiropratique, physiothérapie et kinésiologie offre aux patients la meilleure chance de récupération complète et rapide.

Pour les 10 à 15% de personnes qui développent un syndrome post commotionnel avec symptômes persistants au delà de 4 semaines (New Brunswick Trauma Program, 2024), l'espoir existe. Une prise en charge multidisciplinaire spécialisée, combinant les interventions neurophysiologiques, métaboliques, nutritionnelles et biomécaniques, peut aider même les cas les plus complexes à retrouver leur qualité de vie.

Chez Spécifik Performance Gatineau, nous vivons cette approche interdisciplinaire chaque jour. Notre équipe de chiropraticiens, kinésiologues et physiothérapeutes collabore étroitement pour offrir à chaque patient un parcours de récupération personnalisé, basé sur les meilleures données probantes et adapté à ses besoins uniques. Nous comprenons que derrière chaque commotion se trouve une personne qui veut retrouver sa vie normale, retourner au travail, à l'école, au sport, à sa famille.

Car après tout, votre cerveau constitue l'organe le plus précieux de votre corps, celui qui vous permet de penser, de ressentir, de créer, d'aimer et de vivre pleinement. N'est il pas logique de lui offrir les meilleures conditions possibles pour guérir après un traumatisme? N'est ce pas votre responsabilité envers vous même, envers vos proches qui comptent sur vous, de prendre cette blessure au sérieux et de suivre un protocole de récupération rigoureux plutôt que de risquer des complications à long terme pour gagner quelques jours? Prenez rendez vous dès aujourd'hui chez Spécifik Performance Gatineau. Votre cerveau vous remerciera pour les décennies à venir.

Questions FAQ

Q : Dois je aller à l'urgence immédiatement après un coup à la tête?

R : Si vous présentez des signes de danger comme une perte de conscience prolongée, des vomissements répétés, une confusion sévère, des maux de tête qui s'aggravent, une faiblesse dans les membres ou des pupilles de taille inégale, rendez vous immédiatement à l'urgence. Pour une commotion sans ces signes d'alarme, consultez un professionnel de la santé spécialisé en commotions dans les 24 à 48 heures. Chez Spécifik Performance, nos chiropraticiens sont formés pour reconnaître les drapeaux rouges nécessitant une référence médicale urgente.

Q : Combien de temps dois je rester au repos complet après une commotion?

R : Contrairement aux anciennes recommandations, le repos complet ne devrait durer que 24 à 48 heures (New Brunswick Trauma Program, 2024). Après cette période initiale, une reprise graduelle des activités en demeurant sous le seuil de déclenchement des symptômes favorise une meilleure récupération qu'un repos prolongé. Un repos de 5 jours génère plus de symptômes qu'un repos de 2 jours avec reprise progressive (Clinique Axone, 2024). Votre équipe interdisciplinaire vous guidera sur le moment et la manière de réintroduire les activités.

Q : Puis je prendre des médicaments pour mes maux de tête post commotionnels?

R : L'acétaminophène (Tylenol) et l'ibuprofène (Advil) peuvent être pris pendant 3 à 5 jours au besoin pour les maux de tête (Hôpital de Montréal pour enfants, 2024). Évitez l'ibuprofène dans les premières 24 heures sauf avis contraire d'un médecin. Cependant, les médicaments ne constituent qu'une solution temporaire. Les soins chiropratiques, la thérapie manuelle cervicale et les ajustements peuvent traiter la cause sous jacente des maux de tête plutôt que simplement masquer la douleur.

Q : Comment Spécifik Performance aborde t elle différemment les commotions comparé à une clinique traditionnelle?

R : Notre approche interdisciplinaire intègre trois expertises complémentaires sous un même toit. Le chiropraticien adresse les dysfonctions cervicales et les maux de tête post commotionnels. Le physiothérapeute travaille sur la rééducation vestibulaire et visuelle pour les étourdissements et problèmes d'équilibre. Le kinésiologue supervise la réintroduction progressive de l'exercice cardiovasculaire sous maximal. Cette coordination quotidienne entre professionnels élimine les délais, assure des messages cohérents et génère des résultats supérieurs aux approches fragmentées.

Q : Quand puis je retourner au sport après une commotion?

R : Vous ne devriez jamais retourner au sport le jour même de la commotion, même si vos symptômes semblent disparus. Un retour trop précoce augmente le risque de syndrome du deuxième impact, qui peut être catastrophique. Suivez un protocole de retour progressif supervisé par un professionnel qualifié, généralement sur plusieurs semaines. Vous devez être complètement asymptomatique au repos et durant les activités de la vie quotidienne avant de commencer le protocole de retour au sport. Chaque étape dure minimalement 24 heures et toute réapparition de symptômes nécessite un retour à l'étape précédente.

Références

Association chiropratique canadienne. (2022). Énoncés de positionnement : Traumatismes craniocérébraux légers et commotions cérébrales. Récupéré de https://chiropractic.ca

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Breton, D., et al. (2016). Facteurs affectant le temps de récupération des commotions cérébrales chez les athlètes. Journal of Sports Medicine.

Centre Chiromédic de Laval. (2024). Commotions cérébrales : Programme Complete Concussion Management. Récupéré de https://chiromedic.ca

Clinique Axone. (2024). 5 trucs pour mieux récupérer d'une commotion! Récupéré de https://cliniqueaxone.ca

Germann, D., et al. (2020). Multi modal management of sport and non sport related concussions: A systematic review. PMC National Center for Biotechnology Information.

Gouvernement du Canada. (2024). Le gouvernement du Canada annonce le gagnant du défi Détection des commotions cérébrales à l'aide d'indicateurs objectifs. Agence de la santé publique du Canada, 12 juin.

Hôpital de Montréal pour enfants. (2024). Instructions après une commotion cérébrale. Centre universitaire de santé McGill.

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Statistique Canada. (2023). Commotions cérébrales autodéclarées au Canada : une étude transversale. Rapports sur la santé, 21 juin 2023.

TS Health. (2024). Chiropractic concussion treatment: An effective approach. Récupéré de https://tshealth.ca

 

Avertissement : Cet article est fourni à des fins éducatives et informatives uniquement et ne constitue en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou un traitement médical personnalisé. Les commotions cérébrales nécessitent une évaluation professionnelle. Consultez immédiatement un professionnel de la santé qualifié si vous soupçonnez une commotion cérébrale. En cas de symptômes graves (perte de conscience prolongée, vomissements répétés, confusion sévère, maux de tête qui s'aggravent), rendez vous immédiatement à l'urgence.

Dr. Nicolas Boulay, Chiropraticien

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