Le système de santé québécois traverse la plus grave crise de son histoire. Les urgences débordent, les délais d'attente s'allongent inexorablement, et 46% des médecins rapportent un épuisement professionnel élevé (CMA, 2025). Face à cette réalité, une solution pragmatique existe mais demeure largement sous utilisée : les chiropraticiens. Plus de 1300 professionnels au Québec, détenteurs d'un doctorat et possédant la capacité de poser un diagnostic, de prescrire et d'effectuer des examens d'imagerie, sont prêts à contribuer activement à la première ligne (Journal de Montréal, 2024). Pourtant, ils restent systématiquement écartés des réformes gouvernementales, malgré leur succès avéré dans d'autres provinces canadiennes.
Les chiropraticiens ne demandent pas à remplacer les médecins. Ils offrent de les épauler, de filtrer les patients selon leurs besoins réels et d'alléger un fardeau qui écrase actuellement notre réseau de santé.
1. La formation chiropratique : une expertise en santé de premier ordre
Pour comprendre comment les chiropraticiens peuvent contribuer à résoudre la crise médicale, il faut d'abord saisir l'ampleur et la rigueur de leur formation. Le doctorat de premier cycle en chiropratique, offert en français uniquement à l'Université du Québec à Trois Rivières au Québec, constitue un programme intensif de 5 ans totalisant 4900 heures de formation (UQTR, 2025). Cette formation se divise équitablement entre 50% de cours théoriques et 50% de formation pratique, incluant plus de 1500 heures dédiées aux stages et internats cliniques.
Le curriculum couvre trois axes d'apprentissage complémentaires et exhaustifs. D'abord, une formation approfondie en sciences fondamentales et de la santé incluant anatomie détaillée avec dissections, physiologie systémique, histologie, biochimie métabolique, pathologie générale et spécifique, neurophysiologie et méthodologie de la recherche. Ensuite, une formation axée sur la discipline chiropratique proprement dite comprenant pratique professionnelle et déontologie, examens cliniques systématiques, biomécanique articulaire et vertébrale, diagnostic et diagnostic différentiel, imagerie diagnostique avancée et techniques thérapeutiques manuelles et instrumentales. Enfin, une formation clinique intensive permettant l'application concrète des connaissances théoriques dans un environnement supervisé.
Les chiropraticiens développent l'aptitude à établir un diagnostic précis de l'état d'un patient suite à une entrevue préliminaire, des examens physiques, neurologiques et orthopédiques, des examens vertébraux et articulaires, des examens radiologiques et des analyses de laboratoire (UQTR, 2025). Cette capacité diagnostique les positionne comme véritables professionnels de première ligne, capables d'identifier les signes d'anomalies, de pathologies sous jacentes et de déterminer l'approche thérapeutique appropriée ou la nécessité d'une référence médicale.
Suite à l'obtention du diplôme, les futurs chiropraticiens doivent compléter les examens nationaux du Conseil canadien des examens chiropratiques ainsi qu'un examen sur la législation et la déontologie de l'Ordre des chiropraticiens du Québec. Ces exigences de formation sont standardisées internationalement, garantissant un niveau de compétence uniforme et élevé à travers le monde.
2. La capacité diagnostique et prescriptive des chiropraticiens
Au Québec, les chiropraticiens possèdent des compétences professionnelles qui vont bien au delà de ce que le grand public imagine généralement. Ils sont habilités à poser un diagnostic dans leur champ de compétence, c'est à dire dans le domaine neuromusculosquelettique (ACQ, 2024). Cette capacité diagnostique constitue un atout majeur pour la première ligne de soins.
Les chiropraticiens peuvent prescrire, effectuer et interpréter des radiographies, une compétence rare parmi les professionnels non médecins. Plus impressionnant encore, ils peuvent également prescrire des imageries médicales avancées telles que l'imagerie par résonance magnétique (IRM), la tomodensitométrie (scan), l'échographie et l'ostéodensitométrie (Journal de Montréal, 2024). Cette capacité de prescription d'imagerie avancée élimine un goulot d'étranglement majeur dans le parcours de soins actuel.
Pensez à la trajectoire typique d'un patient avec une douleur lombaire persistante dans le système actuel. Il doit d'abord attendre des semaines ou des mois pour voir un médecin de famille. Le médecin prescrit une radiographie ou une IRM. Le patient attend à nouveau plusieurs semaines ou mois pour l'examen d'imagerie. Une fois l'examen effectué, il doit reprendre rendez vous avec le médecin pour discuter des résultats, ajoutant encore des semaines d'attente. Si le médecin détermine que le problème est de nature musculosquelettique, il réfère finalement le patient en physiothérapie ou en chiropratique, où les délais peuvent encore s'additionner.
Comparez maintenant avec un parcours où les chiropraticiens sont intégrés en première ligne. Le patient consulte directement un chiropraticien. Celui ci effectue un examen complet, identifie la nature du problème et, si nécessaire, prescrit immédiatement l'imagerie appropriée. Une fois les résultats obtenus, le chiropraticien peut interpréter les images lui même et débuter le traitement approprié, ou référer vers un médecin si les résultats révèlent une pathologie hors de son champ de compétence. Cette optimisation du parcours de soins pourrait économiser des mois d'attente et libérer des centaines de plages horaires médicales précieuses.
Les chiropraticiens possèdent également l'aptitude à référer les patients vers les professionnels ou spécialistes appropriés lorsque la condition dépasse leur champ de compétence. Cette capacité de filtrage constitue précisément ce dont le système a besoin : des professionnels compétents qui peuvent évaluer, traiter ce qui relève de leur expertise, et diriger efficacement vers d'autres ressources quand nécessaire.
3. Le rôle de premier contact : filtrer efficacement les patients
Les troubles musculosquelettiques constituent 35% des indemnisations de la CNESST et représentent près de 15% des consultations médicales de première ligne (OCQ, 2020). Ces statistiques révèlent l'ampleur du fardeau que représentent ces conditions pour le système médical. Pourtant, la majorité de ces consultations pourraient être prises en charge directement par des chiropraticiens, libérant ainsi un temps médical précieux pour les conditions nécessitant véritablement une expertise médicale.
Plus de 840000 Québécois consultent annuellement en chiropratique pour bénéficier de soins de qualité axés sur les meilleures pratiques cliniques (ACQ, 2022). Cette statistique démontre non seulement l'acceptation et la confiance de la population envers la profession, mais aussi la demande massive pour ce type de soins. Si ces 840000 consultations devaient passer par le système médical traditionnel, les délais d'attente exploseraient encore davantage.
L'intégration des chiropraticiens comme premier contact pour les troubles musculosquelettiques permettrait un filtrage intelligent et efficace. Les chiropraticiens sont formés au diagnostic différentiel, c'est à dire à distinguer les conditions bénignes des pathologies sérieuses nécessitant une intervention médicale urgente. Ils peuvent identifier les drapeaux rouges signalant une fracture, une infection, un cancer, une compression médullaire ou d'autres urgences médicales, et référer immédiatement ces patients vers les services appropriés.
Pour la vaste majorité des patients présentant des douleurs lombaires, cervicales, des céphalées d'origine cervicogénique, des problèmes articulaires ou des blessures musculosquelettiques, les chiropraticiens peuvent offrir un diagnostic précis et un traitement conservateur efficace sans nécessiter de consultation médicale. Ce filtrage optimise l'utilisation des ressources médicales rares en dirigeant chaque patient vers le bon professionnel au bon moment.
Un nombre important de consultations chiropratiques sont effectuées chaque année pour des problèmes neuromusculosquelettiques. Les chiropraticiens sont effectivement en mesure de poser un diagnostic dans leur champ de compétence, en plus de prescrire, prendre et analyser des radiographies (ACQ, 2022). Cette expertise complète leur permet de gérer de façon autonome une proportion substantielle de la charge de travail actuelle du réseau médical.
4. Désengorger les urgences : une contribution immédiate et mesurable
Plusieurs personnes aux prises avec des troubles musculosquelettiques se rendent à l'urgence à défaut d'une autre option accessible rapidement (ACQ, 2022). Ces visites à l'urgence pour des conditions non urgentes contribuent dramatiquement à l'engorgement du système, allongeant les délais pour les véritables urgences et épuisant le personnel soignant.
En facilitant l'accès aux chiropraticiens, nous pouvons diminuer le nombre de personnes dans les salles d'attente des urgences et ainsi soulager la charge du médecin d'urgence (ACQ, 2022). Faire appel aux soins chiropratiques n'est pas une panacée magique, mais les chiropraticiens constituent plutôt un bassin de professionnels rigoureusement formés qui pourraient, par leur expertise et leur mise à contribution dans une perspective de collaboration interprofessionnelle, diminuer significativement la pression sur les urgences.
Imaginez une personne qui se réveille un samedi matin avec une lombalgie aiguë suite à un faux mouvement en jardinant. La douleur est intense, limitant ses mouvements. Dans le système actuel, sans accès à un médecin de famille et incapable de tolérer la douleur jusqu'à lundi, cette personne se dirige vers l'urgence. Elle attend 8 à 12 heures dans une salle bondée, exposée à des pathologies contagieuses, pour finalement voir un médecin débordé qui prescrit des anti inflammatoires et recommande du repos, parfois avec une référence en physiothérapie qui prendra des semaines à se concrétiser.
Dans un système où les chiropraticiens sont accessibles et bien intégrés, cette même personne pourrait consulter un chiropraticien le jour même ou le lendemain. Le professionnel effectuerait un examen complet, identifierait la cause exacte de la douleur (entorse, dysfonction articulaire, spasme musculaire), éliminerait les drapeaux rouges et commencerait immédiatement le traitement approprié. La plupart du temps, le patient ressentirait un soulagement dès la première visite et pourrait retourner à ses activités normales en quelques jours.
Cette différence ne représente pas simplement un gain de confort pour le patient. Elle libère une plage de 8 à 12 heures à l'urgence qui peut maintenant servir à traiter une véritable urgence médicale. Multipliez cet impact par les centaines de cas similaires chaque jour à travers le Québec, et vous comprenez le potentiel de contribution des chiropraticiens au désengorgement des urgences.
5. Les accidentés du travail et de la route : une prise en charge optimisée
Un grand nombre d'accidentés du travail et d'automobile sont aux prises avec des troubles neuromusculosquelettiques et les délais auxquels ils se heurtent pour avoir des rendez vous médicaux sont actuellement très longs (ACQ, 2022). Cette réalité a des conséquences dramatiques sur leur récupération, leur retour au travail et leur qualité de vie.
L'intégration des chiropraticiens au parcours de soins pourrait notamment permettre aux accidentés du travail et de la route d'être pris en charge plus efficacement (Journal de Montréal, 2024). La prise en charge précoce et l'amorce rapide des traitements constituent des facteurs critiques dans la récupération post traumatique. Les recherches démontrent systématiquement que plus l'intervention thérapeutique est précoce, meilleurs sont les résultats à long terme et plus rapide est le retour aux activités normales.
Les chiropraticiens possèdent une expertise particulière dans la prise en charge des blessures liées aux accidents. Que ce soit pour les coups du lapin cervicaux (whiplash), les entorses lombaires, les blessures aux épaules, aux genoux ou à d'autres articulations, ils peuvent établir un diagnostic précis, débuter immédiatement un traitement conservateur approprié et monitorer l'évolution pour ajuster le plan de soins selon les besoins.
Actuellement, les accidentés doivent souvent attendre des semaines pour voir un médecin qui, après une brève évaluation, les réfère en physiothérapie ou leur prescrit des médications. Pendant toute cette période d'attente, la condition peut se chroniciser, les compensations posturales s'installer et la guérison se compliquer. Avec un accès direct aux chiropraticiens, la prise en charge pourrait débuter dans les 24 à 72 heures suivant l'accident, maximisant les chances de récupération complète et rapide.
Cette approche précoce et intensive mène bien souvent à une guérison complète sans nécessiter de multiples consultations médicales, d'imageries coûteuses ou de traitements prolongés. Le patient récupère plus rapidement, retourne au travail plus tôt, et les coûts pour les assureurs (CNESST, SAAQ) diminuent substantiellement. Tout le monde y gagne.
6. Les nouvelles lois québécoises : une occasion manquée
Le gouvernement québécois a récemment entrepris une transformation majeure du système de santé avec le projet de loi 15 visant à rendre le système de santé et des services sociaux plus efficace et le dépôt du Plan santé du ministre Christian Dubé. L'objectif est simple : améliorer l'accès aux soins et aux services de qualité en maximisant, entre autres, la contribution de tous les professionnels (Journal de Montréal, 2024).
Le rapport gouvernemental sur l'élaboration d'une première politique gouvernementale de soins et services de première ligne au Québec reconnaît avec justesse que l'interdisciplinarité est au cœur d'un réseau de première ligne fort, accessible et durable (ACQ, 2025). Le rapport valorise l'interdisciplinarité du système québécois de première ligne et recommande l'ajout de professionnels en première ligne (ACQ, 2025).
Pourtant, malgré ces belles intentions et ces recommandations claires, les chiropraticiens québécois, qui sont prêts à venir en aide au réseau, ne sont pas considérés par le gouvernement (Journal de Montréal, 2024). Il est très décevant que le gouvernement ne profite pas des grands changements dans le réseau de la santé et des services sociaux pour mieux intégrer les chiropraticiens aux différents parcours de soins.
L'Association des chiropraticiens du Québec a fait plusieurs démarches dans les dernières années pour que les chiropraticiens québécois puissent intégrer le réseau comme c'est le cas en Ontario et dans plusieurs autres provinces canadiennes où cela fonctionne très bien (Journal de Montréal, 2024). Mais, chaque fois, ils sont mis de côté, alors qu'ils peuvent apporter énormément. Cette exclusion systématique devient de plus en plus difficile à comprendre ou à justifier face à l'ampleur de la crise.
Alors que le projet de loi 67 modifiait le Code des professions, l'ACQ a déploré le fait que ce projet de loi était restreint et ratait l'occasion de permettre à des professionnels comme les chiropraticiens de contribuer à améliorer l'efficacité du réseau de la santé et l'accès aux soins (CNW, 2024). Le gouvernement a à maintes reprises répété dans son Plan santé vouloir améliorer l'accès et la rapidité à laquelle les usagers peuvent voir un professionnel de la santé, notamment en mobilisant plus de professions pour prêter main forte au réseau. Il est contradictoire de constater que rien n'a été fait pour permettre aux chiropraticiens de s'impliquer davantage dans l'accessibilité des soins et services en santé (CNW, 2024).
7. L'interdisciplinarité en action : l'exemple de Spécifik Performance Gatineau
L'interdisciplinarité repose sur la collaboration de différentes professions vers un même objectif. Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin (ACQ, 2025). Cette maxime résume parfaitement la philosophie qui devrait guider l'organisation de notre système de santé.
Chez Spécifik Performance Gatineau, nous incarnons quotidiennement cette vision interdisciplinaire que le gouvernement prétend vouloir implanter à grande échelle. Notre clinique réunit sous un même toit des chiropraticiens, des kinésiologues, des physiothérapeutes, massothérapeutes et plus qui collaborent étroitement pour offrir aux patients une prise en charge véritablement intégrée et optimale.
Chaque professionnel exerce pleinement dans son champ de compétence afin de répondre rapidement, efficacement et sûrement aux besoins des patients (ACQ, 2025). Nos chiropraticiens effectuent le diagnostic initial, identifient la nature et la cause du problème musculosquelettique, prescrivent l'imagerie si nécessaire et établissent le plan de traitement. Nos physiothérapeutes interviennent avec leurs modalités spécifiques de réadaptation, leur expertise en rééducation fonctionnelle et leur approche complémentaire. Nos kinésiologues développent des programmes d'exercices personnalisés, supervisent la progression et préparent le retour aux activités normales ou sportives.
Cette proximité physique des professionnels élimine les délais de communication, facilite les discussions de cas complexes, permet des ajustements en temps réel du plan de traitement et crée une expérience fluide pour le patient qui se sent pris en charge par une équipe cohérente plutôt que par des professionnels isolés.
L'interdisciplinarité en santé permet plus de flexibilité en favorisant notamment la prise en charge par le bon professionnel (ACQ, 2025). C'est exactement ce que nous vivons à Spécifik Performance. Un patient consultant initialement pour une douleur lombaire pourrait, après évaluation chiropratique, être orienté vers notre physiothérapeute si la composante de rééducation est prédominante, ou vers notre kinésiologue si le déconditionnement physique constitue le facteur principal. Cette fluidité optimise les résultats et l'efficience.
Nous servons de modèle concret démontrant comment l'intégration des chiropraticiens dans une approche de première ligne interdisciplinaire génère des bénéfices mesurables pour les patients, pour les autres professionnels et pour le système de santé dans son ensemble.
8. La contribution économique et sociale des chiropraticiens
Au delà des aspects purement cliniques, l'intégration des chiropraticiens dans le réseau public présenterait des avantages économiques substantiels. Les chiropraticiens exercent principalement en pratique privée, ce qui signifie que leur intégration ne nécessiterait pas de créer de nouveaux postes budgétaires massifs dans le réseau public. Plusieurs modèles hybrides existent où les professionnels du secteur privé collaborent avec le réseau public, comme c'est déjà le cas avec certains médecins spécialistes.
Les économies potentielles sont considérables. Chaque consultation chiropratique qui évite une visite à l'urgence économise des centaines de dollars au système. Chaque patient pris en charge précocement par un chiropraticien plutôt que de chroniciser pendant des mois d'attente pour voir un médecin économise des milliers de dollars en traitements subséquents, en imageries répétées et en congés de maladie prolongés.
Une étude menée en Ontario a conclu que les patients ayant reçu des soins chiropratiques au bon moment voient leur taux de renouvellement d'ordonnances d'opioïdes inférieur de 73% sur une année comparativement au cas inverse (Gouvernement du Québec, 2024). Dans le contexte de la crise des opioïdes qui frappe l'Amérique du Nord, cette réduction de 73% constitue un bénéfice sociétal majeur qui dépasse largement les considérations purement économiques.
Les chiropraticiens contribuent également à maintenir les gens actifs et au travail. En traitant efficacement les troubles musculosquelettiques qui constituent la première cause d'absentéisme au travail, ils permettent à des centaines de milliers de travailleurs de demeurer productifs, ce qui bénéficie à l'économie québécoise dans son ensemble.
Conseils pratiques pour optimiser votre parcours de soins musculosquelettiques
Si vous présentez un trouble musculosquelettique, voici comment naviguer efficacement le système actuel :
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Consultez directement un chiropraticien sans attendre de voir votre médecin de famille. Aucune référence médicale n'est nécessaire.
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Le chiropraticien effectuera un examen complet, posera un diagnostic et vous informera si votre condition relève de son champ de compétence ou nécessite une consultation médicale.
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Si de l'imagerie est nécessaire, votre chiropraticien peut la prescrire directement, éliminant un délai d'attente.
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Pour les conditions complexes nécessitant une approche interdisciplinaire, recherchez des cliniques intégrant plusieurs professionnels sous un même toit comme Spécifik Performance Gatineau.
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Soyez proactif dans votre prise en charge. Ne laissez pas une douleur aiguë se chroniciser en attendant passivement un rendez vous médical qui pourrait prendre des mois.
Pour les décideurs et les citoyens souhaitant contribuer au changement systémique :
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Informez vous sur les compétences réelles des chiropraticiens, qui vont bien au delà des stéréotypes véhiculés.
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Soutenez les initiatives d'intégration des chiropraticiens dans le réseau public en communiquant avec vos élus.
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Partagez votre expérience positive avec les soins chiropratiques pour combattre les préjugés persistants.
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Encouragez votre médecin de famille à collaborer avec des chiropraticiens pour optimiser votre prise en charge.
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Reconnaissez que la solution à la crise du système de santé nécessitera l'implication de tous les professionnels compétents, pas uniquement des médecins surchargés.
Conclusion : le moment d'agir est maintenant
Le système de santé québécois est en crise. Cette réalité n'est plus contestée par personne. Face à cette crise, deux options s'offrent à nous : continuer à surcharger toujours davantage les médecins épuisés en espérant qu'une solution miraculeuse émergera, ou mobiliser intelligemment toutes les ressources professionnelles disponibles pour créer un véritable réseau de première ligne interdisciplinaire efficace.
Plus de 1300 chiropraticiens au Québec, détenteurs d'un doctorat de 4900 heures et possédant des capacités de diagnostic, de prescription d'imagerie et de traitement conservateur des troubles musculosquelettiques, sont prêts à contribuer dès aujourd'hui (Journal de Montréal, 2024). Ils ne demandent pas à remplacer les médecins. Ils offrent de les épauler, de prendre en charge les 35% de consultations de première ligne liées aux troubles musculosquelettiques (OCQ, 2020), de filtrer efficacement les patients selon leurs besoins réels et de libérer un temps médical précieux pour les conditions nécessitant véritablement une expertise médicale.
Plus de 840000 Québécois consultent déjà annuellement en chiropratique (ACQ, 2022), démontrant l'acceptation, la confiance et l'efficacité reconnue de cette profession. Ces consultations se déroulent actuellement en parallèle du système public, créant parfois des redondances et des inefficiences. Imaginez l'impact d'une intégration intelligente où ces 840000 consultations s'insciraient dans un parcours de soins coordonné, où les chiropraticiens agiraient comme véritables premiers contacts filtrant et orientant les patients de façon optimale.
L'interdisciplinarité n'est pas un concept abstrait ou une mode managériale passagère. C'est la reconnaissance pragmatique qu'aucune profession ne peut à elle seule résoudre la complexité des besoins de santé d'une population. Les médecins possèdent une expertise irremplaçable dans le diagnostic et le traitement des pathologies systémiques. Les chiropraticiens possèdent une expertise tout aussi pointue dans le domaine neuromusculosquelettique. Les physiothérapeutes apportent leur propre perspective complémentaire. Les kinésiologues complètent le tableau avec leur expertise en conditionnement physique et réadaptation fonctionnelle.
Chez Spécifik Performance Gatineau, nous vivons cette réalité interdisciplinaire chaque jour. Nous voyons concrètement comment la collaboration entre professionnels génère des résultats supérieurs, comment le filtrage intelligent optimise l'utilisation des ressources, comment la proximité physique des expertises crée une expérience patient fluide et satisfaisante. Nous servons de preuve de concept que l'intégration des chiropraticiens dans une approche de première ligne fonctionne, génère de la valeur et répond aux besoins réels de la population.
Le gouvernement québécois a raté plusieurs occasions récentes d'intégrer les chiropraticiens dans ses réformes du système de santé, malgré les recommandations explicites des experts en faveur de l'interdisciplinarité (ACQ, 2025). Cette exclusion répétée devient de plus en plus difficile à comprendre face à l'ampleur de la crise. Combien de temps encore allons nous ignorer une solution pragmatique, immédiatement disponible, scientifiquement fondée et déjà validée dans d'autres juridictions canadiennes?
Car après tout, dans un contexte où 46% des médecins québécois souffrent d'épuisement professionnel (CMA, 2025), où les urgences débordent quotidiennement, où des centaines de milliers de patients attendent des mois pour des consultations de première ligne, où 35% des consultations concernent des troubles musculosquelettiques qui pourraient être pris en charge par des chiropraticiens (OCQ, 2020), n'est il pas temps de mettre de côté les préjugés corporatistes et de reconnaître que la solution à la crise ne viendra pas d'une seule profession miracle, mais bien de la mobilisation intelligente et respectueuse de toutes les expertises disponibles? N'est ce pas notre responsabilité collective, en tant que citoyens, professionnels et décideurs, de construire ensemble un système de santé moderne, efficace et véritablement centré sur les besoins des patients plutôt que sur la protection de chasses gardées professionnelles dépassées? Prenez rendez vous chez Spécifik Performance Gatineau pour découvrir comment l'interdisciplinarité vécue quotidiennement crée une expérience de soins supérieure. Parce que votre santé mérite mieux que l'attente et la fragmentation.
Questions FAQ
Q : Quelle formation possèdent les chiropraticiens québécois?
R : Les chiropraticiens québécois détiennent un doctorat de premier cycle en chiropratique de 4900 heures réparties sur 5 ans à l'Université du Québec à Trois Rivières (UQTR, 2025). Cette formation rigoureuse comprend 50% de cours théoriques en sciences de la santé (anatomie, physiologie, pathologie, neurophysiologie) et 50% de formation pratique incluant plus de 1500 heures de stages et d'internat clinique. Le programme couvre l'examen clinique complet, le diagnostic et le diagnostic différentiel, l'imagerie diagnostique, la biomécanique et les techniques thérapeutiques. Suite au diplôme, ils doivent réussir les examens nationaux du Conseil canadien ainsi que l'examen de l'Ordre des chiropraticiens du Québec. Cette formation intensive les positionne comme véritables professionnels de première ligne avec expertise diagnostique.
Q : Les chiropraticiens peuvent ils poser un diagnostic médical?
R : Oui, les chiropraticiens sont habilités à poser un diagnostic dans leur champ de compétence, soit le domaine neuromusculosquelettique (ACQ, 2024). Ils possèdent la capacité de prescrire, effectuer et interpréter des radiographies ainsi que de prescrire des imageries médicales avancées comme l'IRM, l'échographie, la tomodensitométrie et l'ostéodensitométrie. Plus de 1300 chiropraticiens au Québec exercent avec cette expertise diagnostique complète. Leur formation de 4900 heures inclut spécifiquement le diagnostic différentiel, leur permettant d'identifier les drapeaux rouges nécessitant une référence médicale urgente tout en prenant en charge directement les conditions musculosquelettiques bénignes à modérées.
Q : Comment les chiropraticiens peuvent ils aider à désengorger le système de santé?
R : Les troubles musculosquelettiques représentent 35% des indemnisations de la CNESST et près de 15% des consultations de première ligne (OCQ, 2020). Plusieurs personnes aux prises avec ces troubles se rendent à l'urgence à défaut d'autre option accessible (ACQ, 2022). En facilitant l'accès aux chiropraticiens comme premier contact, nous pouvons diminuer dramatiquement le nombre de personnes dans les salles d'attente des urgences et ainsi soulager la charge des médecins. Plus de 840000 Québécois consultent déjà annuellement en chiropratique (ACQ, 2022), démontrant l'acceptation de la population. Une intégration intelligente de ces consultations dans le parcours de soins public libérerait des centaines de milliers de plages horaires médicales pour les conditions nécessitant véritablement une expertise médicale.
Q : Pourquoi les chiropraticiens ne sont ils pas mieux intégrés dans le réseau public québécois?
R : Malgré les demandes répétées de l'Association des chiropraticiens du Québec et les recommandations gouvernementales en faveur de l'interdisciplinarité, le gouvernement n'a pas profité des grands changements récents (Plan santé, projets de loi 15 et 67) pour mieux intégrer les chiropraticiens aux parcours de soins (Journal de Montréal, 2024). Les chiropraticiens sont systématiquement mis de côté alors qu'ils fonctionnent très bien dans le réseau en Ontario et dans plusieurs autres provinces canadiennes. Cette exclusion est contradictoire avec les objectifs gouvernementaux affichés d'améliorer l'accessibilité en mobilisant plus de professions. Les raisons précises de cette résistance demeurent floues, mais reflètent probablement des enjeux corporatistes et politiques plutôt que des considérations basées sur les données probantes.
Q : Quel rôle Spécifik Performance Gatineau joue t il dans cette approche interdisciplinaire?
R : Spécifik Performance Gatineau incarne concrètement la vision d'une première ligne interdisciplinaire efficace en réunissant chiropraticiens, kinésiologues et physiothérapeutes sous un même toit. Cette intégration physique permet un filtrage efficace des patients selon leurs besoins, une optimisation des parcours de soins et une collaboration fluide entre professionnels. Nous démontrons quotidiennement comment l'interdisciplinarité améliore l'accessibilité, les résultats cliniques et la satisfaction des patients. Notre clinique sert de modèle prouvant que l'intégration des chiropraticiens dans une approche de première ligne fonctionne et génère de la valeur réelle. C'est précisément ce type d'approche que le gouvernement devrait implanter à grande échelle dans le réseau public.
Références
Association chiropratique canadienne (ACC). (2024). Partenariats interprofessionnels et rôle des chiropraticiens. Récupéré de https://chiropractic.ca
Association des chiropraticiens du Québec (ACQ). (2022). Les chiropraticiens veulent faire partie de la solution. Journal de Montréal, 31 janvier 2022.
Association des chiropraticiens du Québec (ACQ). (2025). Les chiropraticiens plaident pour plus d'interdisciplinarité. Actualité gouvernementale, 12 mai 2025.
Canadian Medical Association (CMA). (2025). Five years since onset of COVID 19, Canada's physicians still suffering from high burnout rates. CMA Media Release, 13 octobre 2025.
CNW Group. (2024). Les chiropraticiens recommandent au gouvernement d'aller plus loin avec son projet de loi n° 67 modifiant le Code des professions. CNW Newswire, 23 septembre 2024.
Gouvernement du Québec. (2024). La chiropratique comme levier en santé préventive. Mémoire gouvernemental.
Journal de Montréal. (2024). Plan santé : les chiropraticiens mis de côté par le gouvernement. Journal de Montréal, 22 mai 2024.
Ordre des chiropraticiens du Québec (OCQ). (2020). Mémoire sur la contribution des chiropraticiens au système de santé québécois. Assemblée nationale du Québec.
Université du Québec à Trois Rivières (UQTR). (2025). Doctorat en chiropratique : Programme 7025. UQTR Guide des programmes, 24 septembre 2025.
Avertissement : Cet article est fourni à des fins éducatives et informatives uniquement et ne constitue en aucun cas un avis médical personnalisé. Les informations présentées concernant le système de santé québécois, les projets de loi et les réformes reflètent la situation au moment de la rédaction et peuvent évoluer. Les opinions exprimées concernant l'intégration des chiropraticiens dans le réseau public représentent une analyse factuelle basée sur les données disponibles et les déclarations publiques des organismes concernés. Pour toute question concernant votre santé, consultez un professionnel de la santé qualifié.