Dans un système de santé québécois sous pression, où 46% des médecins rapportent un épuisement professionnel élevé (CMA, 2025) et où 35,9% des travailleurs souffrent de troubles musculosquelettiques liés au travail (MSSS, 2021), une solution émerge avec force : la collaboration entre médecins et chiropraticiens. Cette synergie professionnelle transforme la façon dont nous prenons en charge les patients tout en allégeant considérablement la charge qui pèse sur nos médecins surchargés.

Les médecins québécois ne sont pas seuls. Ils ne devraient pas l'être.

1. Nos médecins sous pression : une réalité préoccupante qui exige des solutions

Les chiffres parlent d'eux mêmes et peintent un portrait d'une profession en crise. En 2025, 46% des médecins canadiens rapportent des niveaux élevés d'épuisement professionnel, une augmentation dramatique par rapport aux 30% observés en 2017 (CMA, 2025). Cette hausse de 16 points de pourcentage en moins d'une décennie révèle une crise qui s'aggrave inexorablement, particulièrement chez les médecins d'urgence où 59% ressentaient un épuisement émotionnel élevé en 2022, soit une hausse de 18 points de pourcentage par rapport à 2020 (AMUQ, 2024).

Plus inquiétant encore, 74% des médecins rapportent un faible bien être général (CMA, 2025), et près de la moitié des médecins de famille se sentent exténués ou épuisés selon le Collège des médecins de famille du Canada (CFPC, 2022). Ces statistiques dépassent les simples chiffres. Elles représentent des individus dévoués qui consacrent leur vie à sauver d'autres vies, tout en sacrifiant progressivement leur propre santé physique et mentale.

Au Québec, un travailleur sur quatre souffre de troubles musculosquelettiques d'origine non traumatique liés au travail (INSPQ, 2023). Ces troubles représentaient un tiers de l'ensemble des lésions professionnelles indemnisées par la CNESST (INSPQ, 2023). Cette charge de morbidité musculosquelettique ne frappe pas uniformément la population. En 2020 2021, 35,9% des travailleurs québécois de 15 ans et plus ont déclaré souffrir d'un trouble musculosquelettique lié à leur emploi principal (MSSS, 2021), avec les femmes particulièrement touchées, 42,6% d'entre elles rapportant des troubles musculosquelettiques, comparativement à 29,8% chez les hommes (MSSS, 2021).

Les troubles musculosquelettiques constituent 35% des indemnisations de la CNESST et représentent près de 15% des consultations médicales de première ligne (OCQ, 2020). Cette réalité contribue directement à l'engorgement du système et à la surcharge des médecins, créant une boucle vicieuse où la charge augmente inexorablement tandis que les ressources demeurent limitées.

2. L'ouverture grandissante vers la collaboration : quand les médecins reconnaissent le besoin de partenaires

Un virage majeur s'opère dans la mentalité médicale québécoise et canadienne. Un sondage révélateur mené en Ontario a démontré que 93% des omnipraticiens traitent fréquemment leurs patients pour des douleurs lombaires et 55% de ces médecins trouvent le traitement de ces douleurs un véritable défi clinique (ACO, 2024). Cette admission d'une difficulté reflète une honnêteté professionnelle salutaire.

Plus significatif encore, 75% des médecins pensent que leurs patients souffrant de douleur lombaire pourraient bénéficier des options de traitement d'autres professionnels de la santé, dont les chiropraticiens (ACO, 2024). Cette ouverture marque un changement de paradigme fondamental dans la pratique médicale contemporaine. Les médecins reconnaissent explicitement que les troubles musculosquelettiques constituent un champ de pratique distinct, avec ses propres experts, ses propres techniques et ses propres approches thérapeutiques.

La collaboration entre médecins et chiropraticiens n'est plus une question de compétition, mais bien de complémentarité basée sur une reconnaissance mutuelle des expertises. Les médecins possèdent une grande expérience des troubles systémiques et viscéraux, tandis que les chiropraticiens possèdent une solide connaissance de l'évaluation, du diagnostic et du traitement conservateur des troubles neuromusculosquelettiques (ACC, 2024). Cette reconnaissance mutuelle des expertises respectives ouvre la porte à une prise en charge véritablement interdisciplinaire, où chaque professionnel exerce pleinement dans son champ de compétence au bénéfice direct du patient.

3. Physiothérapie seule versus approche intégrée chiro-physio : pourquoi l'interdisciplinarité gagne

Historiquement, quand un médecin référait un patient présentant des troubles musculosquelettiques, la physiothérapie constituait le chemin traditionnel et bien établi. Cette approche monodisciplinaire a permis à des millions de patients de récupérer et reste une modalité précieuse pour de nombreuses conditions. Cependant, les données probantes émergentes démontrent que l'intégration simultanée de soins chiropratiques et de physiothérapie génère des résultats cliniques supérieurs à chacune des approches isolées.

Une recherche systématique révèle que les soins chiropratiques pour la douleur lombaire sont également efficaces que la physiothérapie (Blanchette et al., 2016), particulièrement en ce qui concerne les résultats globaux à court et long terme. Cependant, quand ces deux approches complémentaires se combinent, les bénéfices se multiplient de façon synergique. Les patients recevant une approche interdisciplinaire intégrée rapportent une amélioration cliniquement significativement supérieure comparée à ceux traités par une seule modalité (Prater et al., 2020).

La raison scientifique est simple et élégante. La chiropratique optimise le système nerveux via des ajustements précis et de la thérapie manuelle qui corrigent les dysfonctions biomécaniques, restaurent la mobilité articulaire et normalisent les signaux proprioceptifs vers le cerveau. La physiothérapie consolide ensuite ces gains neurologiques par des exercices thérapeutiques systématiques, des interventions éducatives et un reconditionnement fonctionnel qui renforcent les structures anatomiques et reprogramment les circuits moteurs.

Considérez cette synérgie concrète : un patient arrive avec une douleur lombaire chronique, une mobilité réduite et des muscles affaiblis. L'ajustement chiropratique, avec ou sans cavitation, rétablit d'abord la mobilité vertébrale et normalise l'afflux sensoriel vers le cerveau, permettant au patient de tolérer immédiatement plus d'activité. Le physiothérapeute intervient alors pendant cette fenêtre thérapeutique optimale pour instaurer des exercices progressifs de renforcement et de stabilisation. Le kinésiologue développe un programme d'entraînement fonctionnel adapté aux demandes spécifiques de la vie du patient. Ensemble, ces trois professionnels créent une approche que la recherche confirme : les patients avec douleur chronique recevant des soins multidisciplinaires montrent 63% de meilleurs résultats que ceux traités par un seul spécialiste (Pillars of Wellness, 2025).

4. Les avantages exceptionnels pour les patients : rapidité, efficacité et accessibilité

Les patients bénéficient grandement de cette collaboration interdisciplinaire. D'abord, il y a l'accessibilité directe. Contrairement à plusieurs spécialistes médicaux nécessitant une recommandation de médecin, les chiropraticiens n'exigent aucune référence pour être consultés (ACCAP, 2023). Cette accessibilité directe permet aux patients de recevoir rapidement des soins pour leurs troubles musculosquelettiques, éliminant les délais administratifs et libérant les plages horaires des médecins pour d'autres conditions nécessitant leur expertise spécifique.

Ensuite, vient la rapidité de prise en charge. 75% des patients sondés jugent que le système de santé serait plus efficace et économe si des professionnels comme les chiropraticiens étaient utilisés en équipe avec leur médecin de famille (ACO, 2024). Une étude clinique comparative en milieu américain a démontré que les patients recevant des soins chiropratiques en sus des soins médicaux usuels présentaient une réduction plus importante de la douleur lombaire et de l'incapacité, avec des différences moyennes de 1,2 point sur l'intensité de la douleur à 6 semaines et des résultats soutenus à 12 semaines (Goertz et al., 2018). Ces différences, bien que numériquement modestes, représentent des améliorations cliniquement pertinentes pour les patients vivant avec la douleur.

L'approche biopsychosociale complète constitue un avantage supplémentaire. Les problèmes musculosquelettiques complexes bénéficient d'une approche qui considère non seulement les aspects physiques, mais également les dimensions psychologiques et sociales. En cherchant ensemble des solutions, les professionnels collaborants peuvent mieux répondre aux besoins physiques, psychologiques et sociaux des patients et assurer une meilleure coordination des soins (ACC, 2024). Un patient souffrant de douleur chronique bénéficiera non seulement des ajustements et des exercices, mais aussi d'une approche holistique adressant ses craintes, ses limitations fonctionnelles et son contexte de vie.

5. Alléger la charge médicale : comment la collaboration désenge le système

En référant judicieusement les patients présentant des troubles musculosquelettiques aux chiropraticiens, les médecins peuvent concentrer leur expertise là où elle est le plus précieuse et le plus nécessaire. Les troubles musculosquelettiques, bien qu'importants, ne constituent pas le cœur principal de l'expertise médicale en médecine générale. Un projet pilote mené en Ontario a démontré qu'en intégrant les chiropraticiens dans le parcours de soins, les chiropraticiens voyaient les patients avant une référence pour de l'imagerie avancée ou pour voir un spécialiste (ACO, 2024). Souvent, le patient pouvait être traité avec des traitements conservateurs chiropratiques, évitant ainsi des examens coûteux, des consultations spécialisées inutiles et une utilisation suboptimale des ressources médicales.

Plusieurs personnes aux prises avec des troubles musculosquelettiques se rendent à l'urgence à défaut d'une autre option accessible rapidement (ACQ, 2022). En facilitant l'accès aux chiropraticiens, nous pouvons diminuer le nombre de personnes dans les salles d'attente de l'urgence et ainsi soulager dramatiquement la charge du médecin d'urgence (ACQ, 2022). Faire appel aux soins chiropratiques n'est pas une panacée magique, mais les chiropraticiens constituent plutôt un bassin de professionnels rigoureusement formés par un doctorat de premier cycle sur le système neuromusculosquelettique qui pourraient, par leur expertise et leur mise à contribution dans une perspective de collaboration interprofessionnelle, diminuer significativement la pression sur les urgences et les cliniques sans rendez vous (ACQ, 2022).

Les chercheurs de l'UQTR travaillent actuellement sur l'intégration des chiropraticiens dans le système de santé publique pour optimiser la trajectoire clinique des patients souffrant de lombalgie (Descarreaux et Marchand, 2021). L'hypothèse des chercheurs repose sur l'idée que cette intégration permettrait de réduire les délais de même que le nombre d'examens non indiqués (Descarreaux et Marchand, 2021). En dirigeant certains patients vers des chiropraticiens beaucoup plus tôt, les équipes ont réussi à réduire les listes d'attente tout en augmentant les soins (Parlement du Canada, 2023). C'est une victoire triple : les patients reçoivent plus rapidement des soins, les médecins retrouvent du temps pour d'autres patients, et le système économise des ressources précieuses en imagerie et en consultations spécialisées.

6. L'approche Spécifik Performance : incarner la collaboration interdisciplinaire

Chez Spécifik Performance Gatineau, nous incarnons cette vision collaborative de façon concrète, quotidienne et tangible. Notre équipe réunit chiropraticiens, kinésiologues, physiothérapeutes, massothérapeutes et plus, sous un même toit, créant une synergie exceptionnelle pour nos patients et éliminant les fragments que les patients expérimentent habituellement en naviguant entre différentes cliniques.

Cette intégration physique des professionnels facilite la communication, élimine les délais entre consultations et assure une cohérence parfaite dans le plan de traitement. Quand un chiropraticien termine une session et qu'un physiothérapeute doit prendre le relais, aucun délai administratif ne s'interpose. La transition est fluide, l'information circule librement, et le patient reçoit un service coordonné qui crée l'impression d'une équipe unique plutôt que de professionnels indépendants.

Lorsqu'un médecin réfère un patient à Spécifik Performance, nous assurons une communication bidirectionnelle fluide et professionnelle. Les chiropraticiens vers qui l'on dirige des patients répondent habituellement par une note de consultation et, sur demande, un rapport d'évolution du traitement (ACC, 2024). Cette transparence permet au médecin de suivre l'évolution de son patient et d'ajuster sa propre prise en charge si nécessaire. Cette communication professionnelle renforce plutôt que de fragmenter le système de soins.

Notre approche interdisciplinaire permet d'adresser simultanément multiples dimensions du problème musculosquelettique. Les chiropraticiens optimisent la fonction biomécanique vertébrale et articulaire, corrigent les dysfonctions et normalisent les patterns neuromusculaires compromis. Les kinésiologues développent des programmes d'exercices fonctionnels qui renforcent les gains obtenus par les ajustements chiropratiques et créent une résilience durable contre les récidives. Les physiothérapeutes adressent les déficits spécifiques de mobilité, rééduquent les patterns de mouvement et appliquent les modalités thérapeutiques complémentaires. Le résultat est une prise en charge vraiment intégrée, où aucune dimension de la réhabilitation n'est laissée au hasard.

7. Les médecins méritent aussi des soins préventifs : prendre soin de ceux qui prennent soin

Les médecins, tout comme les infirmières et autres travailleurs de la santé, subissent des contraintes physiques considérables dans leur pratique quotidienne. Longues heures debout durant les interventions, postures contraignantes lors des examens prolongés, stress émotionnel intense face aux situations d'urgence et aux décisions difficiles : ces facteurs contribuent massivement aux troubles musculosquelettiques chez ce groupe professionnel.

Les médecins méritent d'être suivis eux mêmes pour préserver leur santé musculosquelettique et prolonger une carrière qu'ils aiment souvent profondément. Un médecin en santé optimale est un médecin plus efficace, plus présent, plus empathique et ultimement plus heureux dans sa pratique. L'épuisement professionnel comporte une dimension physique souvent négligée. La douleur chronique, la fatigue musculosquelettique et les troubles du sommeil liés aux tensions physiques contribuent significativement au burnout. Des soins chiropratiques réguliers, combinés à des exercices personnalisés et à un programme d'entraînement fonctionnel, peuvent améliorer significativement le bien être physique des médecins et, par ricochet, leur résilience face au stress professionnel constant.

De plus, quand les médecins prennent soin de leur propre santé musculosquelettique et reconnaissent publiquement l'apport des soins chiropratiques, ils envoient un message puissant à leurs patients. Ce modelage professionnel encourage les patients à adopter eux aussi une approche proactive de leur santé plutôt que de simplement gérer la crise quand les symptômes deviennent insupportables.

8. Vers un avenir collaboratif : la reconnaissance institutionnelle progresse

Le rapport sur l'élaboration d'une première politique gouvernementale de soins et services de première ligne au Québec reconnaît avec justesse que l'interdisciplinarité est au cœur d'un réseau de première ligne fort, accessible et durable (ACQ, 2025). Cette reconnaissance institutionnelle ne vient pas de nulle part. Elle reflète une compréhension croissante que notre système de santé ne peut continuer à fragmenter les services professionnels sans conséquences importantes pour la qualité des soins et l'épuisement des travailleurs.

Le rapport valorise explicitement l'interdisciplinarité du système québécois de première ligne et recommande l'ajout de professionnels en première ligne, créant ainsi une ouverture claire pour l'intégration des chiropraticiens (ACQ, 2025). Cette recommandation gouvernementale signale un changement de cap politique majeur en faveur de modèles collaboratifs.

Au Canada, plusieurs projets d'intégration des chiropraticiens dans les équipes de soins primaires démontrent des résultats très encourageants. Une étude récente impliquant cinq équipes de soins primaires à travers le Canada a évalué la faisabilité d'intégrer des chiropraticiens dans ces équipes (Kopansky Giles et al., 2024). Les résultats montrent une amélioration des compétences en pratique collaborative interprofessionnelle, une meilleure compréhension du rôle des chiropraticiens et une satisfaction élevée des membres des équipes (Kopansky Giles et al., 2024). Un projet pilote d'intégration multidisciplinaire au sein d'une clinique de santé communautaire a même démontré l'efficacité en améliorant la douleur chronique, l'incapacité et réduisant les prescriptions d'opioïdes, tout en générant des économies de coûts per-patient et systémiques (Prater et al., 2020).

Au delà des structures et des politiques, c'est un changement de culture professionnelle qui s'opère progressivement mais inexorablement. Les barrières historiques entre professions de santé s'estompent, remplacées par une reconnaissance mutuelle des expertises complémentaires. Cette évolution culturelle bénéficie directement aux patients et permet enfin au système de santé d'optimiser l'utilisation des compétences de chaque professionnel.

9. Quand le médecin devrait référer en chiropratique et physiothérapie intégrées

Les chiropraticiens et physiothérapeutes travaillant en synergie excellent dans la prise en charge précoce et complète de :

  • Lombalgies aiguës, subaiguës ou chroniques

  • Sciatiques et radiculopathies d'origine mécanique

  • Cervicalgies et douleurs au cou

  • Douleurs thoraciques d'origine mécanique

  • Douleurs articulaires (épaules, hanches, genoux, chevilles)

  • Céphalées d'origine cervicogénique

  • Troubles temporomandibulaires

  • Tensions et raideurs post travail

Avant de prescrire des imageries avancées coûteuses ou de référer à des spécialistes avec de longues listes d'attente, une consultation chiropratique initiée rapidement, combinée avec physiothérapie si nécessaire, permet souvent d'obtenir des résultats significatifs avec des traitements conservateurs (ACO, 2024). Les soins chiropratiques ne se limitent pas au traitement des symptômes aigus. Ils incluent également une dimension préventive importante, particulièrement pour les travailleurs à risque élevé de troubles musculosquelettiques.

Conseils pratiques pour une collaboration réussie

Pour les médecins souhaitant collaborer efficacement avec des chiropraticiens et physiothérapeutes :

  • Identifiez un centre interdisciplinaire ou plusieurs chiropraticiens et physiothérapeutes de confiance dans votre région avec qui établir une relation professionnelle stable

  • Communiquez clairement vos attentes concernant les rapports d'évolution et la fréquence de communication

  • Référez tôt dans l'évolution de la condition musculosquelettique pour optimiser les résultats avec les traitements conservateurs

  • Restez ouvert à apprendre sur les capacités diagnostiques et thérapeutiques des chiropraticiens et physiothérapeutes

  • Envisagez des appels ou rencontres occasionnels pour discuter de cas complexes ou de patient avec mauvaise réponse au traitement

Pour les patients naviguant entre médecin et chiropraticien avec physiothérapie :

  • Informez chacun de vos professionnels des soins reçus ailleurs pour assurer une cohérence de traitement

  • Apportez vos rapports d'imagerie et résultats de tests à chaque consultation, si nécessaire

  • Suivez les recommandations de chaque professionnel dans son domaine d'expertise

  • Adoptez une approche proactive incluant les exercices et modifications de style de vie recommandés

Les signes qu'une collaboration fonctionne bien :

  • Communication fluide entre les professionnels

  • Absence totale de messages contradictoires

  • Plan de traitement cohérent et véritablement complémentaire

  • Amélioration progressive et mesurable de votre condition

  • Sentiment d'être pris en charge de façon globale, coordonnée et intelligente

Conclusion : ensemble pour une santé optimale et un système de santé durable

Nos médecins portent sur leurs épaules une charge immense. Avec 46% d'entre eux souffrant d'épuisement professionnel (CMA, 2025) et un système de santé qui craque de toutes parts, il est temps d'embrasser pleinement la collaboration interdisciplinaire comme solution pragmatique, efficace et inévitable. Les chiropraticiens ne sont pas des concurrents des médecins. Ils sont des partenaires complémentaires qui partagent le même objectif ultime : la santé optimale des patients.

En reconnaissant que 75% des médecins croient que leurs patients souffrant de troubles musculosquelettiques pourraient bénéficier des soins d'autres professionnels (ACO, 2024) et que les patients recevant des soins multidisciplinaires montrent 63% de meilleurs résultats que ceux traités par un seul spécialiste, nous validons ce que les données probantes démontrent depuis longtemps : l'approche interdisciplinaire gagnante dépasse la somme de ses parties.

L'intégration de soins chiropratiques et physiothérapiques crée une synergie où chaque modalité amplifie l'efficacité de l'autre. La chiropratique rétablit la mobilité et optimise la signalisation nerveuse, tandis que la physiothérapie consolide ces gains et reconditionne le patient pour la fonction durable. Ensemble, ils créent une prise en charge qui surpasse significativement ce que chacun peut accomplir isolément.

L'interdisciplinarité n'est pas une mode passagère. C'est l'avenir inévitable d'un système de santé moderne, efficace et vraiment centré sur le patient. Chez Spécifik Performance Gatineau, nous vivons cette réalité chaque jour, offrant à nos patients une prise en charge véritablement intégrée où chiropraticiens, physiothérapeutes et kinésiologues exercent pleinement leurs expertises respectives dans le respect et la compréhension mutuelle.

Pour les médecins, cette collaboration représente une véritable bouée de sauvetage leur permettant de concentrer leur expertise là où elle est le plus précieuse. Pour les patients, elle signifie des soins plus rapides, plus accessibles, plus efficaces et plus durables. Pour le système de santé, elle offre une voie vers le désengorgement, l'optimisation des ressources et une meilleure qualité de soins pour tous.

Car après tout, dans un monde où un travailleur québécois sur quatre souffre de troubles musculosquelettiques (INSPQ, 2023), n'est il pas temps que chaque professionnel puisse contribuer pleinement, dans son champ d'expertise, à soulager cette souffrance collective? N'est ce pas notre responsabilité commune de bâtir des ponts plutôt que des murs, de créer des synergies plutôt que des rivalités, de placer enfin le patient véritablement au centre d'un système de santé collaboratif où les médecins ne sont plus seuls à porter le fardeau, mais entourés d'une équipe de professionnels tout aussi dévoués à la santé de notre population?

Médecins, patients, chiropraticiens, physiothérapeutes, kinésiologues ensemble vers une santé optimale. Prenez rendez vous chez Spécifik Performance Gatineau pour découvrir la puissance d'une approche véritablement interdisciplinaire.

Questions FAQ

Q : Un médecin doit il me référer pour consulter un chiropraticien ou un physiothérapeute?

R : Non. Au Québec et au Canada, aucune recommandation de médecin n'est exigée pour consulter un chiropraticien ou un physiothérapeute (ACCAP, 2023). Les deux professions sont des professionnels de première ligne avec une capacité diagnostique autonome. Vous pouvez consulter directement, bien qu'une référence médicale facilite parfois la communication entre professionnels pour une prise en charge coordonnée et assure une meilleure continuité du dossier.

Q : Comment Spécifik Performance intègre t elle les trois approches, contrairement aux cliniques traditionnelles?

R : La différence majeure est physique et organisationnelle. À Spécifik Performance Gatineau, tous les professionnels travaillent sous le même toit, ce qui élimine les délais administratifs entre consultations, facilite la communication en temps réel et permet une coordination fluide du traitement. Traditionnellement, un patient reçoit la physiothérapie seule ou doit naviguer entre plusieurs cliniques indépendantes. Chez nous, l'intégration signifie que quand un chiropraticien termine une session d'ajustement, le physiothérapeute peut immédiatement prendre le relais pendant que le patient est dans sa meilleure fenêtre thérapeutique. Cette synergie améliore significativement les résultats comparés aux approches fragmentées.

Q : Les données probantes supportent elles vraiment qu'une approche combinée chiropratique-physiothérapie est meilleure qu'une seule?

R : Oui, sans équivoque. Une revue systématique confirme que la chiropratique est également efficace que la physiothérapie pour les troubles musculosquelettiques (Blanchette et al., 2016). Cependant, les études sur les approches multidisciplinaires intégrées montrent que les patients recevant les deux modalités simultanément obtiennent 63% de meilleurs résultats que ceux traités par un seul spécialiste (Pillars of Wellness, 2025). Une étude intégrée au sein d'une clinique de santé communautaire a démontré efficacité supérieure, réduction des prescriptions d'opioïdes et économies de coûts systémiques quand chiropratique et approches multidisciplinaires sont intégrées (Prater et al., 2020).

Q : Pourquoi la physiothérapie seule, qui est le chemin traditionnel, ne suffit plus?

R : La physiothérapie reste une approche excellente et demeure l'option de première ligne pour beaucoup de patients. Cependant, la recherche émergente démontre que l'ajout de soins chiropratiques crée une synergie qui amplifie les résultats. Quand un chiropraticien rétablit d'abord la mobilité vertébrale et normalise les signaux sensoriels vers le cerveau, le patient tolère immédiatement mieux les exercices thérapeutiques prescrits par le physiothérapeute. Le résultat : une récupération plus rapide, plus complète et plus durable. C'est pourquoi de nombreux centres de réadaptation modernes intègrent maintenant les deux approches ensemble.

Q : Spécifik Performance offre t elle des services sans que je sois référé par mon médecin?

R : Oui, absolument. Vous pouvez consulter directement nos chiropraticiens, kinésiologues ou physiothérapeutes sans aucune recommandation médicale. Cependant, nous encourageons la communication avec votre médecin traitant pour assurer une prise en charge coordonnée et optimale de votre condition. Si vous avez un médecin de famille, nous pouvons le tenir informé de vos progrès avec votre autorisation.

 

 

Références

Association chiropratique canadienne (ACC). (2024). Partenariats interprofessionnels. Récupéré de https://chiropractic.ca

Association des chiropraticiens du Québec (ACQ). (2022). Améliorer l'accès aux chiropraticiens pour faire respirer nos urgences. Journal de Montréal, 4 décembre.

Association des chiropraticiens du Québec (ACQ). (2025). Les chiropraticiens plaident pour plus d'interdisciplinarité. Actualité gouvernementale, 12 mai.

Association des chiropraticiens de l'Ontario (ACO). (2024). Projet pilote de collaboration médecins chiropraticiens. Dr Chiro Santé, 1er octobre.

Association des médecins d'urgence du Québec (AMUQ). (2024). L'épuisement professionnel est en hausse chez les médecins d'urgence. Communiqué de presse, 21 février.

Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes (ACCAP). (2023). Accès aux soins chiropratiques sans référence médicale.

Blanchette, M. A., et al. (2016). Effectiveness and economic evaluation of chiropractic care for low back pain: A systematic review. PLOS ONE, 11(8), e0160037.

Canadian Medical Association (CMA). (2025). Five years since onset of COVID 19, Canada's physicians still suffering. CMA Media Release, 13 octobre.

Collège des médecins de famille du Canada (CFPC). (2022). Énoncé de position sur l'épuisement professionnel des médecins au Canada. CFPC, 23 octobre.

Descarreaux, M., & Marchand, A. A. (2021). Lombalgie : pour une prise en charge optimale des patients. Fondation chiropratique canadienne de recherche, 29 septembre.

Goertz, C. M., Long, C. R., Hondras, M. A., Petri, R., Delgado, R., Lawrence, D. J., et al. (2018). Effect of usual medical care plus chiropractic care vs usual medical care alone on pain and disability among US service members with low back pain. JAMA Network Open, 1(1), e180105.

Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). (2023). Troubles musculo squelettiques liés au travail. INSPQ, 2 juillet.

Kopansky Giles, D., et al. (2024). Enhancing comprehensive primary care by integrating chiropractic services: A multi site study. SAGE Open Medicine, 2 septembre.

Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). (2021). Statistiques de santé et de bien être selon le sexe, troubles musculosquelettiques liés au travail, Québec, 2020 2021. MSSS, 19 juin 2025.

Ordre des chiropraticiens du Québec (OCQ). (2020). Mémoire de l'Ordre des chiropraticiens du Québec. Assemblée nationale du Québec.

Parlement du Canada. (2023). Étude sur les effectifs du secteur de la santé au Canada. Comité permanent de la santé.

Pillars of Wellness. (2025). Top benefits of a multidisciplinary clinic in Ontario. Récupéré de https://pillarsofwellness.ca

Prater, C., et al. (2020). An observational study of managing chronic spinal pain using a two intervention approach within one community health center. PMC National Center for Biotechnology Information.

 

Avertissement : Cet article est fourni à des fins éducatives et informatives uniquement et ne constitue en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou un traitement médical personnalisé. Consultez toujours un professionnel de la santé qualifié pour toute question concernant votre condition spécifique.

Dr. Nicolas Boulay, Chiropraticien

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